Bkerké – Pharaon souhaite que l’initiative patriarcale se transforme en plan de règlement global
Sleimane : « La sécurité est une mission que l’armée assure d’office de par la volonté nationale »
Sleimane : « La sécurité est une mission que l’armée assure d’office de par la volonté nationale »
Le commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, a informé hier le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, que « la sécurité est une mission que l’armée assume d’office de par la volonté nationale », et que la sécurité est donc « un droit que l’on doit aux martyrs et à l’ensemble de la population ».
« La sécurité n’est pas moins nécessaire que la paix, c’est une évidence que personne ne saurait contester », a ajouté le commandant en chef de l’armée, qui a précisé enfin que les mesures de sécurité prises sur l’ensemble du territoire « sont destinées à assurer les conditions de calme nécessaires à l’élection d’un président de la République ».
Par ailleurs, le patriarche maronite a reçu hier le ministre d’Etat aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, qui a invité l’opposition à transformer l’initiative patriarcale et la dynamique multipartite qui l’a accompagnée en « solution globale ».
Pour M. Pharaon, « la démission des ministres ne réglera rien, mais contribuera, au contraire, à compliquer encore plus le règlement de la crise ».
« Une démission du gouvernement serait un saut dans l’inconnu voulu par celui qui a commandité l’assassinat des députés et ministres, et a tenté d’assassiner l’Etat, le tribunal et la présidence de la République, et même l’accord de Taëf », a ajouté le ministre.
Pour M. Pharaon, « l’accord tacite qui prévoit de renoncer aussi bien à l’élection d’un président à la majorité absolue qu’à la formation d’un second gouvernement ne constitue pas une solution ».
La solution est donc, pour lui, de pousser la logique de l’initiative patriarcale jusqu’au bout et de permettre au chef de l’Eglise maronite de nommer, une fois n’est pas coutume, un président, ou peut-être de fournir à la Chambre deux noms de personnalités éligibles à la première fonction de l’Etat, parmi lesquelles la Chambre choisira le prochain président.
Par ailleurs, le patriarche Sfeir a reçu hier l’ancien député Mahmoud Tebbo, M. Simon Karam, le candidat présidentiel Michel el-Khoury, les députés Sethrida Geagea et Elie Keyrouz, ainsi que MM. Elie Yachouhi et Khattar Hadathi