#dfp #adsense

Geagea : « Nous sommes en principe contre l’amendement de la Constitution

حجم الخط

Toutes les possibilités sont à l’étude, affirme le chef des FL
Geagea : « Nous sommes en principe contre l’amendement de la Constitution, mais toutes les cartes sont redistribuées »


Le président du comité exécutif des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a insisté hier sur « la nécessité d’élire un nouveau président de la République », mettant en garde contre « les dangers du vide ».
M. Geagea, qui a reçu hier à Meerab l’ambassadeur d’Egypte, Ahmad Fouad el-Bidiaoui, puis une délégation de la Ligue maronite conduite par M. Joseph Torbey et enfin le chargé d’affaires français André Parant, a estimé que « l’élection est un devoir national », appelant « tous les blocs parlementaires, notamment ceux qui versent des larmes de crocodile, à se rendre au Parlement où doivent se dérouler les élections pour qu’il y ait un président à Baabda ».


Concernant la réunion d’Annapolis, Samir Geagea a estimé qu’il était possible qu’elle ait « des répercussions, grandes ou petites, sur la région ». « Il est difficile d’apprécier cela à l’heure actuelle », a-t-il indiqué. « Annapolis est-il ce qui dissuadera les Libanais de se rendre au Parlement et d’élire un président de la République », s’est-il demandé.


« La présidence ne saurait rester vacante plus longtemps », a poursuivi M. Geagea, avant d’ajouter : « Toutes les considérations régionales et internationales et tous les intérêts personnels doivent être mis de côté ; il faut élire un nouveau président de la République. »


« Les députés FL et du 14 Mars considèrent que le Parlement est en session ouverte en attendant que les autres députés se joignent à eux pour élire un nouveau président (…). Mais si nous attendons trop longtemps et que les autres ne viennent pas, nous irons en fin de compte élire un président, même si ce n’est pas dans des conditions idéales. Il ne faut pas que la présidence reste vacante », a martelé Samir Geagea. Aussi l’option de la majorité absolue est-elle encore une éventualité, « à tout moment », selon lui.


Concernant l’augmentation des chances du général Michel Sleimane d’accéder à la présidence, le chef des FL a indiqué : « Toutes les solutions sont à l’étude, et nous tentons de voir les capacités de succès ou d’échec de chacune. » Saluant les qualités du commandant en chef de l’armée, Samir Geagea a dit : « Nous n’avons pas de problème contre lui en tant que personne. Nous avions une position de principe au sujet de l’amendement de la Constitution, mais toutes les cartes sont redistribuées, et il y a des priorités. La priorité, ici, est que la vacance ne demeure pas à la présidence. »


Il a ensuite estimé que les propos selon lesquels il y aurait un compromis avec la Syrie à Annapolis pour faciliter l’élection du président n’étaient pas tout à fait justes, précisant qu’un compromis dans la capitale du Maryland compliquerait la situation au Liban.


Interrogé sur une éventuelle dynamique de protestation de l’opposition, le chef des FL a répondu : « C’est eux ou nous qui devrions protester après le torpillage de l’élection ? Leur mouvement servira-t-il à l’élection d’un président ? Qu’ils se rendent à la Chambre pour voter. S’ils descendent dans la rue, que vont-ils écrire sur leurs calicots ? “ Libérez le Liban des Etats-Unis ” et “ Mort à l’Amérique” ? » Il a par ailleurs estimé que le chef du PSP, Walid Joumblatt, continue à dire avec un autre style ce qu’il a toujours dit et que le 14 Mars reste sur la même longueur d’onde.


« Nous ne pouvons pas continuer ainsi (avec le vide). Je comprends l’attitude de certaines parties liées à des pôles régionaux. Ceux-là ne vont pas à la Chambre parce que leurs mouvements sont liés à Annapolis. Mais je ne comprends pas le comportement des autres qui entravent l’élection d’un président au Parlement », a-t-il ajouté.

المصدر:
l"orient le jour

خبر عاجل