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Zahra : « Nous n’acceptons pas que le chef de l’Etat soit lié par des conditions préalables »

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Zahra : « Nous n’acceptons pas que le chef de l’Etat soit lié par des conditions préalables »


Réagissant au document présenté lundi dernier par le député Michel Aoun sur la situation des chrétiens au Liban, plusieurs voix se sont élevées au sein du camp du 14 Mars pour dénoncer la démarche du chef du Courant patriotique libre, considérée comme obstructionniste.


« Le document des propositions chrétiennes préparé par le député Michel Aoun est l’équivalent d’un programme électoral pour soutenir sa propre candidature en tant que président consensuel », a commenté le député Antoine Saad, membre du Bloc de la rencontre démocratique. Selon lui, le document consiste à « imposer des conditions préalables au nouveau président et à le contraindre à une entente avec le CPL et le Hezbollah, ce qui constitue une obstruction claire à l’accession du général Michel Sleimane à la première magistrature ».
De son côté, le député des Forces libanaises, Antoine Zahra, a accusé le camp de l’opposition de chercher à exploiter le vide politique.


« Nous sommes face à une situation explosive qui risque de faire éclater l’entité libanaise si le vide se perpétue », a-t-il déclaré.


Selon lui, le danger réside en outre dans les « pressions exercées en vue de remettre en cause l’accord de Taëf et les équilibres nationaux ». M. Zahra a en outre estimé qu’au cours de cette phase, sera testée la disposition du Hezbollah à « abandonner son projet consistant à mettre la main sur le pays, à monopoliser le pouvoir et à diriger la politique générale du pays ».


Et M. Zahra d’ajouter : « Le discours de l’opposition portant sur un package global et sur des conditions préalables pour parvenir à une entente sape tous les fondements constitutionnels et démocratiques. Nous n’acceptons pas que le chef de l’Etat soit lié a priori par de telles conditions », a-t-il dit.


« Dire qu’il existe des problèmes au niveau du mécanisme constitutionnel à suivre n’est qu’un simple prétexte derrière lequel se profilent des divergences qui sont internes, voire même régionales. »


« S’il est demandé, comme mentionné hier ( lundi) par certains, de rectifier les lacunes qui résident dans le régime libanais, par le biais d’un nouveau Taëf et d’une nouvelle Constitution avant l’échéance présidentielle, cela signifiera que les partisans de ce projet ne veulent pas de solution », a-t-il dit.

المصدر:
l"orient le jour

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