La majorité insiste sur la dynamisation de l’action gouvernementale
Sarkis : Le cabinet pourrait nommer un successeur à Gemayel mais n’acceptera pas la démission des ministres chiites
Sarkis : Le cabinet pourrait nommer un successeur à Gemayel mais n’acceptera pas la démission des ministres chiites
Au lendemain de l’assassinat du directeur des opérations de l’armée, plusieurs personnalités de la majorité ont appelé au renforcement du rôle du gouvernement pour pallier à la paralysie des institutions étatiques, tout en condamnant fermement l’attentat qui a visé le général François el-Hajj.
Le ministre du Tourisme, Joe Sarkis, a révélé que le gouvernement est en train d’étudier la possibilité de nommer un successeur au ministre Pierre Gemayel, assassiné le 21 novembre 2006. Il a en outre noté qu’une décision n’a pas encore été prise à cet égard, « car cette question nécessite des concertations intenses avec différentes parties ».
Joe Sarkis a également précisé que l’acceptation de la démission des ministres du Hezbollah et du mouvement Amal n’est pas envisageable pour le moment. « Bien que le gouvernement soit constitutionnellement compétent pour nommer d’autres ministres, nous ne cherchons pas la confrontation mais nous tentons de favoriser un consensus autour de l’élection du commandant en chef de l’armée à la présidence », a-t-il poursuivi.
Le ministre du Tourisme a également indiqué que les composantes chrétiennes de la majorité ont exhorté le gouvernement à soumettre un projet de loi portant sur l’amendement de la Loi fondamentale, pour permettre l’avènement de Michel Sleimane à Baabda. « Il appartient maintenant au cabinet de prendre une décision en la matière », a-t-il ajouté.
De son côté, le ministre d’Etat pour le Développement administratif, Jean Oghassabian, a affirmé que « le gouvernement et la majorité prendront des mesures pour faciliter la tenue du scrutin avant l’expiration de la session ordinaire de la Chambre », en cas d’échec de la séance parlementaire de lundi prochain.
Le député du PSP, Waël Bou Faour, a pour sa part souligné que le gouvernement ne cherche « aucunement » à s’arroger la place du président de la République ou à se transformer en collège présidentiel. « L’action du gouvernement sera dynamisée dans plusieurs directions. Le cabinet doit prendre des mesures qui dépassent le cadre des affaires quotidiennes, sans toutefois provoquer » l’opposition, a-t-il poursuivi.
Son colistier Akram Chehayeb a, quant à lui, affirmé que « face à l’interdiction faite aux institutions de fonctionner, et vu que le Parlement est entre les mains d’une personne qui aurai dû jouer le rôle d’arbitre et qui, en réalité, est partie prenante à la confrontation politique, il faudrait renforcer le rôle du gouvernement ». « Il n’y a ni sécurité ni institutions à défaut de couverture politique », a-t-il martelé.
Enfin, le député du Courant du futur, Nabil de Freige, a affirmé que la rencontre des parties chrétiennes de la majorité ne vise pas à accorder une légitimité au gouvernement. « Ce cabinet puise sa légitimité dans la confiance que lui a accordée le Parlement, et ni Nabih Berry ni son bloc ne peuvent invalider le vote de la Chambre », a-t-il affirmé.