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David Welch aujourd’hui à Beyrouth, alors que Sarkozy parle d’un rendez-vous de la dernière

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 David Welch aujourd’hui à Beyrouth, alors que Sarkozy parle d’un rendez-vous de la dernière chance, lundi
Après la France, retour en scène des Etats-Unis ?


De toute évidence, la donne internationale est en train de changer. Le sous-secrétaire d’Etat américain pour le Proche-Orient, David Welch, débarque aujourd’hui à Beyrouth, deux jours avant la date de convocation de l’Assemblée nationale pour l’élection d’un nouveau chef de l’Etat. Ce retour en scène contraste avec la discrétion que l’Administration américaine observait depuis le voyage aux Etats-Unis de Nicolas Sarkozy. Il coïncide aussi avec une déclaration dans laquelle le président français estime que le rendez-vous de lundi est « celui de la dernière chance ».


Peut-être, mais c’est aussi celui de la dernière chance, pour la France, de gagner son pari et d’enregistrer un succès diplomatique au Liban. Or, de toute évidence, ce succès continue de lui échapper. En fait, comparée à celle des Etats-Unis, la diplomatie française souffre d’un handicap majeur : elle ne dispose que de la carotte, et apparemment, les promesses françaises, assorties d’avertissements, n’impressionnent pas beaucoup la Syrie.
La déclaration du président Sarkozy reflète en tout cas l’inquiétude de Paris, qui constate qu’en assassinant le général François el-Hajj, c’est une nouvelle cible que vie désormais le terrorisme, une cible qui ne peut plus être inscrite au chapitre des rivalités internes, et qui laisse craindre une longue guerre d’usure contre l’armée. Le président français s’en ouvrira notamment au pape, qui suit de près le déroulement de la crise libanaise, et qu’il rencontrera jeudi prochain au Vatican.


Dans certains milieux diplomatiques, on assure que si l’impasse politique se prolonge et si le rendez-vous présidentiel est définitivement compromis, la France pourrait sortir de son mutisme et dénoncer ceux qui, selon elle, empêchent un compromis d’être réalisé.


Ce moment ne devrait pas tarder à venir, de toute évidence, car le dialogue de sourds entre la majorité et l’opposition n’a jamais été aussi total. L’impasse politique a été illustrée par des déclarations contradictoires des deux camps : élection présidentielle sans condition, a martelé hier Farid Makari ; entente préalable sur la phase qui doit suivre l’élection, sinon pas d’élection, répond Naïm Kassem.


Consciente du péril, l’armée a exhorté hier la classe politique à mettre de côté ses divergences et à consolider les fondements de la nation. Lors des funérailles du général el-Hajj dans la basilique de Harissa, le général Chawki el-Masri, chef d’état-major de l’armée, a exhorté tous les Libanais, « au nom du sang versé », « à prendre une décision historique et courageuse afin d’instaurer la confiance et la communication entre les parties, permettre la réconciliation et parvenir à un consensus sans aucune condition préalable ».


Curieusement, c’est du côté du chef de l’Eglise maronite qu’une certaine véhémence s’est fait sentir.
Le patriarche Sfeir a été dur pour la Syrie, dont il a qualifié la présence au Liban de « cauchemar ». Dans son homélie, il a déclaré : « C’est une perte immense, tragique, ce n’est pas un officier, mais toute une nation qui est plongée dans la sauvagerie. Les assassinats se succèdent, sans répit, depuis trois ans. Aujourd’hui, la main de la traîtrise a touché l’armée et ses courageux leaders. »


Et d’ajouter : « Ces attentats ont continué même avec la fin du cauchemar », dans une référence évidente à la Syrie.


En tout état de cause, la mort de François el-Hajj a poussé de nombreux responsables politiques à demander un règlement rapide de la crise politique, dans l’espoir que l’onde de choc réveillera la majorité et l’opposition et les décidera enfin à élire un président.

المصدر:
l"orient le jour

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