Geagea appelle le gouvernement à élaborer un projet d’amendement de la Constitution

Le cabinet n’est pas concerné par ce qui s’est passé à la Chambre », affirme Pharaon
Geagea appelle le gouvernement à élaborer un projet d’amendement de la Constitution


Le président du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a exhorté hier le gouvernement à soumettre à la Chambre un projet de loi, afin que les députés puissent procéder à l’amendement de la Constitution, puis à l’élection du commandant en chef de l’armée à la présidence. « Les rumeurs qui ont fait état d’un début de dénouement de la crise au cours des dernières heures découlent d’une manœuvre syrienne visant à modérer les pressions internationales exercées sur Damas par la communauté internationale », a-t-il ajouté.


Samir Geagea a également affirmé que « la proposition portant sur l’élection de Michel Sleimane sur base d’une interprétation et non pas d’un amendement de la Loi fondamentale constitue une tentative de court-circuiter la Constitution ». « Le meilleur moyen de riposter à cette position obstructionniste serait que le Conseil des ministres se réunisse et élabore un projet d’amendement constitutionnel », a-t-il poursuivi.


« Toute procédure d’amendement de la Loi fondamentale doit impérativement passer par le gouvernement », a martelé le pôle de la majorité. « L’opposition cherche encore à imposer des conditions à l’élection de Michel Sleimane, à négocier dès à présent la composition du prochain cabinet et les noms des hauts fonctionnaires qui seront nommés après le scrutin présidentiel. Nous refusons catégoriquement ce chantage sans précédent dans l’histoire du Liban », a-t-il indiqué.


Et Samir Geagea de souligner enfin que « la Syrie et ses alliés locaux tentent de s’arroger le pouvoir au Liban, après le retrait des troupes syriennes, en menaçant de pérenniser la paralysie des institutions ».
Signalons que le chef des FL a reçu dimanche un appel du secrétaire d’Etat adjoint américain David Welch, qui se trouve actuellement à Paris. Les deux hommes se sont penchés sur les derniers développements et sur les efforts déployés par la communauté internationale pour faciliter la tenue de l’élection présidentielle.

Michel Pharaon
Pour sa part, le ministre d’Etat aux Affaires du Parlement, Michel Pharaon, a affirmé que « le gouvernement n’est pas concerné par ce qui s’est passé (hier) à la Chambre ». « Le cabinet pourrait soumettre à l’Assemblée un projet d’amendement de la Constitution dès demain (aujourd’hui) ou au cours des prochains jours », a-t-il noté.


Michel Pharaon a précisé que cette mesure viserait à faciliter la tenue du scrutin présidentiel, « car le gouvernement ne doit ménager aucun effort à cet égard, bien que certaines parties contestent sa légitimité ». « Nous subissons un chantage régional et en même temps, des propositions pragmatiques sont en circulation.

 

Mais il serait difficile de les adopter car elles manquent de fondements constitutionnels solides », a-t-il noté.
Michel Pharaon a aussi déploré l’attitude de l’opposition qui «a accepté à plusieurs reprises certaines propositions lors des concertations nocturnes, pour revenir ensuite sur sa position le lendemain, provoquant systématiquement le report de l’élection ». « Il semble que l’autre camp cherche à empêcher la tenue du scrutin avant l’expiration de la session ordinaire du Parlement, pour compliquer davantage la situation », a-t-il enfin souligné.

المصدر:
l"orient le jour

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