Le président français a signifié à Assad qu’il « entendait que soit respectée » la date d’aujourd’hui pour l’élection présidentielle
Sarkozy réaffirme son ferme engagement à préserver le pluralisme libanais
Sarkozy réaffirme son ferme engagement à préserver le pluralisme libanais
La conjoncture présente au Liban, notamment en ce qui concerne le blocage de l’élection présidentielle, a été évoquée au cours de l’entretien de vingt-cinq minutes que le président Nicolas Sarkozy a eu au Vatican avec le pape Benoît XVI. Le chef de l’Etat français a notamment exposé au souverain pontife les efforts déployés par la France à plus d’un niveau afin d’aider le Liban à sortir de la crise dans laquelle il se débat.
Le président a réaffirmé à cette occasion au pape Benoît XVI « l’engagement ferme de la France à préserver jusqu’au bout le miracle que constitue la diversité au Liban », mettant l’accent à cet égard sur la nécessité de « sortir le Liban de la situation d’instabilité politique dans laquelle il se trouve ».
Dans des interviews accordées à Radio Vatican et à d’autres médias locaux, le président français a souligné, d’autre part, qu’il avait évoqué « en détail » la situation au Liban avec le saint-père, indiquant qu’il avait informé le pape de son attachement « au pluralisme et à la diversité au Liban et au Moyen-Orient ». « Le souci de la France actuellement, a-t-il précisé, est de sortir le Liban de l’état d’instabilité politique de manière à ce que les Libanais se réunifient autour d’un président consensuel ».
En réponse à une question sur les possibilités de coopération entre la diplomatie du Saint-Siège et l’Eglise maronite, le président Sarkozy a déclaré : « Il y a eu une sorte de coopération du fait que le patriarche maronite a joué un rôle de la plus grande importance en assumant ses responsabilités au niveau de la réconciliation entre les différentes composantes de la société chrétienne libanaise. La voix du pape est entendue partout dans le monde, plus particulièrement au Liban. »
Par ailleurs, le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, a indiqué hier que le président Sarkozy a déclaré à son homologue syrien Bachar el-Assad qu’il « entendait » que la date de samedi (aujourd’hui) pour l’élection d’un président au Liban « soit respectée ». Le porte-parole de la présidence a donné ces indications hier matin, soit avant l’annonce, en soirée, du report de la séance parlementaire qui était prévue aujourd’hui.
Lors d’un entretien récent (il y a quelques jours) avec des journalistes arabes, le chef de l’Etat leur a dit qu’« il avait eu Bachar el-Assad au téléphone et qu’il lui avait redit que la France était plus que jamais attachée à l’élection d’un président libanais de large rassemblement », a indiqué le porte-parole.
Nicolas Sarkozy a souligné que « notre horizon, c’était désormais l’horizon du 22 décembre, puisque c’est la nouvelle date sur laquelle se sont entendues les parties » et qu’« il entendait que cette date soit respectée et qu’on trouve une solution à ce processus électoral », a ajouté M. Martinon.
En réponse à une question, le porte-parole de l’Elysée a démenti tout « ultimatum » du président français à son homologue syrien sur ce sujet.