Le chef de la Maison-Blanche souligne qu’il a perdu patience « depuis longtemps » avec Assad
Bush : L’Alliance du 14 Mars peut élire un président à la majorité plus un si le consensus n’est pas réalisé
Bush : L’Alliance du 14 Mars peut élire un président à la majorité plus un si le consensus n’est pas réalisé
Le président américain George W. Bush a rejeté jeudi l’idée de discussions directes avec le président syrien Bachar el-Assad sur le Liban, en soulignant qu’il avait « perdu patience depuis longtemps avec le président Assad ».
« J’ai perdu patience depuis longtemps avec le président Assad, parce qu’il accueille le Hamas, il aide le Hezbollah, des kamikazes partent de son pays vers l’Irak, et il déstabilise le Liban », a-t-il souligné lors d’une conférence de presse.
« S’il écoute, il n’a pas besoin d’un coup de fil, il connaît très bien ma position », a indiqué le président Bush, après avoir été interrogé sur son intention ou non de parler au président syrien pour tenter de mettre un terme à la crise politique au Liban. « La Syrie doit rester hors du Liban. La Syrie doit laisser se dérouler le processus au Liban », a-t-il insisté.
Le président Bush a d’autre part clairement fait état de son soutien à la majorité, l’appelant implicitement à contourner les alliés de la Syrie, et à leur tête le Hezbollah. Le chef de la Maison-Blanche s’est prononcé sur ce plan en faveur de l’option de l’élection du président à la majorité plus un au cas où une entente sur un président consensuel n’est pas réalisée. « J’apprécie les efforts des (deux) camps pour se mettre d’accord sur un président, mais s’ils n’y arrivent pas (…), l’Alliance du 14 Mars (la majorité) peut faire élire son candidat au Parlement, a-t-il indiqué. La majorité simple (la majorité plus un) devrait déterminer qui est le président, et lorsque cela se produira, le monde se doit de soutenir ce président-là », a-t-il ajouté.
Rice et le candidat de consensus
Par ailleurs, commentant les propos du ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem, qui a accusé jeudi Washington de soutenir la majorité au Liban aux dépens de l’opposition, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a souligné que la crise libanaise n’était « pas entre les Etats-Unis et la Syrie mais entre les Libanais ». « Il y a une majorité, mais ce qui est important, c’est qu’il y a apparemment un candidat de consensus », a déclaré la chef de la diplomatie américaine au cours d’un entretien exclusif avec l’AFP. « Pourquoi cette personne ne peut-elle pas être élue ? s’est-elle interrogée. Pourquoi la session du Parlement ne peut-elle pas commencer ? Pourquoi ne peuvent-ils pas se réunir et voter pour quelqu’un dont ils ont convenu qu’il devrait être leur président ? »
« Si les puissances extérieures restent en dehors de tout ça, si la Syrie reste en dehors de tout ça, les Libanais pourront voter pour leur candidat de consensus, a poursuivi Mme Rice. Nous sommes pour l’élection d’un président. Si c’est le candidat de consensus que les Libanais ont identifié, pour nous, c’est parfait. »
De son côté, le président américain George W. Bush a clairement signalé jeudi son soutien à la majorité, l’appelant à contourner les alliés libanais de la Syrie, et à leur tête le Hezbollah chiite, classé comme organisation terroriste par Washington. « J’apprécie les efforts des (deux) camps pour se mettre d’accord sur un président, mais s’ils n’y arrivent pas (…), la (majorité) peut faire élire son candidat au Parlement », a-t-il indiqué.
« La majorité simple devrait déterminer qui est le président, et lorsque cela se produira, le monde se doit de soutenir ce président-là », a-t-il ajouté.