Election, dialogue national à Baabda, puis formation d’un gouvernement d’union », propose Geagea
Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a réaffirmé hier soir, lors d’une interview télévisée sur les ondes de la NTV, que la priorité absolue à l’heure actuelle doit être accordée à l’élection d’un nouveau président de la République, en l’occurrence le général Michel Sleimane. Prenant le contre-pied de la position du 8 Mars qui exige la conclusion d’un accord politique global avec la majorité avant l’élection présidentielle (incluant une entente sur le choix du futur Premier ministre, la composition du gouvernement, la loi électorale et la nomination d’un nouveau commandant de l’armée),
M. Geagea a proposé pour sortir de la crise un mécanisme inverse qui donnerait partiellement satisfaction à l’opposition, à savoir : l’élection du général Sleimane (après l’amendement requis de l’article 49 de la Constitution) ; l’organisation au palais de Baabda sous l’égide du nouveau chef de l’Etat d’un dialogue national, placé sous le signe de la réconciliation interne ; et ensuite la formation d’un gouvernement d’union nationale, à la lumière des résultats du dialogue.
Le leader des FL a toutefois mis l’accent sur son refus de voir se perpétuer trop longtemps le vide au niveau de la présidence, soulignant que si l’impasse actuelle persiste, il relancera dans moins d’un mois auprès de ses alliés du 14 Mars la solution extrême : l’élection du chef de l’Etat à la majorité absolue. Il a refusé de préciser qui pourrait être, auquel cas, le candidat de la majorité.
Le leader des FL a toutefois mis l’accent sur son refus de voir se perpétuer trop longtemps le vide au niveau de la présidence, soulignant que si l’impasse actuelle persiste, il relancera dans moins d’un mois auprès de ses alliés du 14 Mars la solution extrême : l’élection du chef de l’Etat à la majorité absolue. Il a refusé de préciser qui pourrait être, auquel cas, le candidat de la majorité.
M. Geagea s’est, par ailleurs, montré confiant dans la solidité de la coalition du 14 Mars, rappelant à ce sujet que des opinions différentes se manifestent, certes, au sein de cette alliance du fait de son caractère pluriel marqué par le regroupement d’un large éventail de partis, de courants et de personnalités d’horizons divers. « Nous discutons en profondeur des problèmes qui se posent, mais en définitive, nous sommes tous d’accord sur les mêmes options stratégiques », a-t-il déclaré.