Moussa mercredi à Beyrouth pour discuter de l’application

Moussa mercredi à Beyrouth pour discuter de l’application de l’initiative de la Ligue avalisée par la Syrie
Le plan arabe : élection « immédiate » de Sleimane et formation d’un gouvernement équilibré


Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a annoncé dimanche qu’il irait présenter « dans les 48 heures » (soit très probablement demain mercredi) à Beyrouth un plan arabe demandant l’élection immédiate du chef de l’armée Michel Sleimane à la présidence du Liban. « Nous avons trouvé un accord que j’irai présenter aux différentes parties libanaises pendant ma visite », a déclaré M. Moussa au cours d’une conférence de presse au Caire.


Auparavant, les ministres des Affaires étrangères des 22 membres de la Ligue arabe, parmi lesquels le Syrien Walid Moallem, avaient adopté samedi soir au Caire un plan de travail en trois étapes pour aider le Liban à sortir de l’impasse.


« Les ministres accueillent favorablement le consensus autour de Michel Sleimane en tant que candidat à la présidence et appellent à son élection immédiate conformément à la Constitution », a déclaré M. Moussa, lisant le communiqué commun. Le plan de travail prévoit, une fois le président élu, la formation d’un gouvernement d’union nationale et la mise au point d’une nouvelle loi électorale. Pour la Ligue, ce gouvernement doit être composé « de façon à ce qu’aucune partie n’ait la possibilité de faire adopter une décision ou de la bloquer ».

 

Mitri


Par ailleurs, s’exprimant devant les ministres arabes, le ministre de la Culture et des Affaires étrangères par intérim Tarek Mitri, qui a représenté le Liban à la réunion du Caire, a salué le soutien des pays arabes au pays du Cèdre « dont la sécurité et la stabilité ont été menacées par les attentats, le dernier en date étant celui qui a visé le général François el-Hajj ».


Tarek Mitri a également souligné que « le secrétaire général de la Ligue arabe et les émissaires arabes au Liban se sont probablement rendu compte que l’entente interlibanaise n’est pas une question strictement interne, mais dépend souvent des pressions externes ». Il a en outre déploré l’attitude de « certaines parties externes et internes » qui « considèrent que le Liban est une arène de combat et un instrument entre les mains des protagonistes étrangers et non une patrie fédérant l’ensemble de ses citoyens ». « Les appels publics ou implicites à l’amendement de Taëf qui a établi les règles de l’équilibre et du partenariat au Liban pourraient nuire aux fondements mêmes du Liban », a-t-il prévenu.


« Nous demandons votre aide pour mettre un terme aux ingérences obstructionnistes et permettre à nos députés d’élire le candidat consensuel soutenu par toutes les parties, sans conditions ni immixtions étrangères », a martelé Tarek Mitri devant les représentants des pays arabes. « La Ligue arabe doit également aider le Liban à régler certains différends portant sur ses choix régionaux, dont la question des relations libano-syriennes qu’il faudrait bâtir sur la base de la confiance et du respect mutuels, à l’abri des ingérences dans les affaires internes de chaque pays », a-t-il enfin affirmé.

 

Aboul-Gheith


Pour sa part, le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul-Gheith, a estimé que l’élection présidentielle au Liban était une « priorité absolue » qui devrait précéder toute discussion sur la composition du prochain gouvernement libanais. L’Egypte souhaite « recueillir l’appui de tous les Arabes pour aider les Libanais à choisir un nouveau président, ce qui est une priorité absolue (et qui passe) avant les discussions sur beaucoup d’autres questions préoccupant les hommes politiques libanais », a déclaré M. Aboul-Gheith

 

Le mémorandum de la majorité


Peu avant la réunion des ministres arabes, la majorité parlementaire avait remis à la Ligue un mémorandum, appelant à « aider à lever l’emprise du régime syrien sur le Liban et à l’aider à élire un président de la République consensuel dès que possible ». « Nous appelons la Ligue arabe à protéger le Liban indépendant de sa destruction par le régime syrien, et du terrorisme (de Damas) visant à ébranler sa stabilité », ajoute le texte.

المصدر:
l"orient le jour

خبر عاجل