Geagea considère la fermeture par la Syrie de ses frontières comme

Le 8 Mars accusé de vouloir « l’enlisement » de Amr Moussa
Geagea considère la fermeture par la Syrie de ses frontières comme « la réponse définitive à l’initiative arabe »


La majorité parlementaire a mis en doute hier la sincérité de l’opposition dans la recherche d’un règlement à la crise conforme à la feuille de route de la Ligue arabe.


Pour le chef du parti des Forces libanaises, « la réponse définitive à l’initiative arabe est arrivée aujourd’hui (hier) sous la forme de la fermeture du poste-frontière de Masnaa et Abboudiyé ». M. Geagea a ajouté : « Les obstacles sont dus au fait qu’il existe un camp régional qui ne veut pas qu’il y ait un Etat au Liban. » Et de regretter que ce camp « trouve à l’intérieur même du pays des parties sensibles à ses arguments ».
Pour M. Geagea, ce camp souhaite qu’il y ait au Liban « un semblant ou une apparence d’Etat à l’image de ce qu’il y a eu, quinze années durant, avant la révolution du Cèdre ».


Rappelant que les Forces libanaises ont toujours eu à cœur de « défendre les intérêts des chrétiens », M. Geagea a affirmé que le fait de présenter les choses comme s’il s’agissait de défendre les intérêts des chrétiens ne saurait provoquer que confusion. Selon lui, l’intérêt des Libanais est d’élire un nouveau président de la République, et s’interrogeant : « Comment croit-on pouvoir défendre les intérêts des chrétiens en augmentant la part des alliés de Damas au sein du gouvernement ? »


M. Geagea s’est également demandé d’où est-ce que M. Berry a « cherché » l’idée d’un cabinet divisé en trois groupes de dix ministres.


Et de critiquer l’idée d’empêcher quiconque de « paralyser le gouvernement ». Pour lui, le plan arabe empêche le 14 Mars d’avoir une majorité absolue ; toutefois, il demeure en mesure de provoquer la chute du gouvernement, soit par la démission des ministres, soit par la démission du Premier ministre.
Notons qu’accompagné de son épouse, M. Geagea a rendu visite hier au chef de la Rencontre démocratique, Walid Joumblatt.

 

Enlisement


Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, les détails soulevés par l’opposition, et notamment la question du nombre de ministres relevant de chaque camp « visent à enliser l’initiative arabe ».
Selon le ministre, ni le secrétaire général de la Ligue arabe ni son adjoint ne sont entrés dans les détails du nombre de ministres de chaque camp que comprendrait le nouveau cabinet.


« On a seulement dit qu’il n’y aurait pas de victoire d’un camp sur l’autre, ni majorité absolue pour les uns ni pouvoir de blocage pour les autres », a précisé M. Fatfat.


« Je suis convaincu que, le moment venu, la coopération avec la Ligue arabe aura lieu, et que la question des nombres (de ministres) deviendra très secondaire. Cette apparente bataille médiatique n’a d’autre but que de gagner du temps, en vue de marquer des points politiques sur différents registres. L’initiative arabe n’a pas encore, à ce jour, été accueillie favorablement par certains », a conclu le ministre.

المصدر:
l"orient le jour

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