Moussa rejette l’interprétation Berry du plan de la Ligue

Le président de la Chambre conditionne la tenue d’une séance de dialogue à la présence des ministres arabes
Moussa rejette l’interprétation Berry du plan de la Ligue



Des gouvernements arabes et européens ainsi que l’Administration américaine ont exprimé des doutes quant au succès de l’initiative arabe, après avoir reçu les rapports de leurs ambassadeurs respectifs au Liban, qui avaient rencontré Amr Moussa à l’hôtel Phoenicia au terme de sa tournée. Des sources diplomatiques à Beyrouth ont toutefois indiqué que l’action du secrétaire général de la Ligue arabe a dynamisé le processus politique.
Il semble également que la majorité et l’opposition aient exprimé leur soutien au premier article du plan arabe qui appelle à l’élection du commandant en chef de l’armée à la présidence. Les points de vue des deux camps ont toutefois divergé en ce qui concerne le second article qui porte sur la formation d’un gouvernement « d’union nationale ».


Le président de la Chambre aurait interprété ledit article comme étant un appel à octroyer dix portefeuilles ministériels respectivement à la majorité, à l’opposition et au prochain président. Amr Moussa aurait rejeté cette interprétation, expliquant que les ministres arabes se sont entendus sur le fait que le président de la République devrait jouer le rôle d’arbitre au sein du prochain cabinet, sans qu’aucune autre partie ne puisse bloquer la prise de décision.


Les sources précitées se sont étonnées par ailleurs de la proposition de l’opposition qui avait réclamé une rencontre entre les députés Saad Hariri et Michel Aoun afin d’adopter une position unique à l’égard du plan de la Ligue. Selon elles, cette proposition ne s’inscrit pas dans le cadre de l’initiative arabe. D’ailleurs, le chef du Courant du futur avait rejeté cette suggestion car ses réunions précédentes avec le député Aoun n’avaient abouti à aucun résultat substantiel. Saad Hariri avait en outre proposé la tenue d’une séance de « dialogue national » pour élaborer un mécanisme d’application de l’initiative. Amr Moussa a donc tenté de convaincre le président de la Chambre de réunir les chefs de la majorité et de l’opposition sous son égide, place de l’Etoile.

 

Nabih Berry s’est toutefois montré réticent à tenir cette réunion, craignant que le secrétaire général du Hezbollah et Michel Aoun s’y opposent. Le président du Parlement a également conditionné la tenue de la séance de dialogue à la participation aux concertations des chefs de diplomatie saoudien, syrien, égyptien, qatari et omanais.


Les sources diplomatiques ont noté à cet égard qu’il est fort peu probable que les ministres arabes acceptent cette proposition, pour ne pas se retrouver prisonniers des négociations entre la majorité et l’opposition. Elles ont exprimé leur inquiétude face à l’avenir sombre qui attend le Liban si certaines parties arabes n’intervenaient pas auprès de la Syrie pour convaincre cette dernière de faciliter la tâche de Amr Moussa.


Ces sources ont enfin exprimé leur souhait que la visite du patron de la Ligue à Damas, le 18 janvier, pour participer à un événement culturel puisse aboutir à des résultats positifs pour permettre l’application du plan arabe.

المصدر:
l"orient le jour

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