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Aoun pour l’élection du président « directement » par le peuple

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L’initiative arabe doit être interprétée dans le sens de la formule 10+10+10, affirme le chef du CPL
Aoun pour l’élection du président « directement » par le peuple


Le chef du Bloc parlementaire du changement et de la réforme, le député du Kesrouan Michel Aoun, a indiqué hier à l’issue de la réunion de son bloc que le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, « avait quitté Rabieh heureux », après s’être réuni avec lui, et que « les complications sont venues de l’autre camp et les tromperies sont devenues légion ». S’attardant sur le refus du député Saad Hariri de se réunir avec lui, Michel Aoun a affirmé que si « Saad Hariri ne désire pas se réunir avec moi, je ne le veux pas non plus. Mais ce n’est pas une affaire de passion amoureuse, il y a des choses dont il convient de discuter et des problèmes qu’il faut résoudre ».

 

 « Je rencontrerai Amr Moussa jeudi prochain », a fait savoir Michel Aoun. Il convient de souligner dans ce cadre que le secrétaire général de la Ligue arabe est attendu une nouvelle fois à Beyrouth demain.
Le député du Kesrouan a d’autre part accusé l’autre camp « de changer plusieurs fois d’avis en une journée », ajoutant que sa position « stable» ne sera exprimée que « par écrit ». « Nous sommes pour le dialogue bilatéral sans que ce dialogue s’élargisse à toutes les parties car les essais précédents n’ont pas été concluants », a toutefois indiqué le député. « Je suis pour que la Constitution soit amendée afin que le peuple libanais élise directement son président de la République, et je suis également favorable à la formation d’un gouvernement neutre dont la mission consisterait à organiser des élections anticipées », a affirmé le chef du Courant patriotique libre (CPL). « Puisque, de toute façon, la Constitution est en train d’être régulièrement violée, au moins que ces violations soient faites au bénéfice du peuple », a fait remarquer le député du Kesrouan. Il a également souligné que « les Libanais se sont habitués à se voir imposer la volonté des pays étrangers pour élire un président ». Revenant sur le partage des portefeuilles ministériels, M. Aoun a relevé que les « droits » de son bloc parlementaire ont été « volés » et que, dans le même temps, l’autre camp « veut que l’on avoue que nous sommes des voleurs ».

 

 Dans ce contexte, il a souligné que l’initiative de la Ligue arabe devait être interprétée de manière à ce qu’aucune partie « ne bénéficie de plus du tiers des portefeuilles, ce qui pratiquement devrait être traduit par la formule 10+10+10, aucune partie ne devant bénéficier de plus de 10 », car, de cette manière, aucune partie ne serait en mesure de bloquer l’autre. « Quelqu’un a-t-il une autre solution ? C’est une simple question de bon sens, une simple opération de calcul. » « Je n’ai pas encore dit si j’étais pour ou contre cette formule, a noté M. Aoun, car nous sommes en pleines concertations. » Interrogé sur le point de savoir pourquoi il n’avait pas demandé une interprétation de l’initiative de la Ligue arabe, le député a répondu qu’il avait requis une réunion avec Saad Hariri pour ce faire, « mais que cette réunion a été refusée ». « Ils veulent mettre à la tête de l’Etat quelqu’un d’artificiel, qui ne soit pas la véritable tête de l’Etat », s’est indigné Michel Aoun. « Or, jusqu’à ce jour, la greffe de la tête n’a pas pu être réalisée avec succès en médecine », a poursuivi le député… S’en prenant aux journalistes, et plus précisément à notre confrère Antoine Saad du journal al-Akhbar, il a relevé que « des journalistes pareils doivent être interdits d’écrire ». « Nous avions mis en garde contre l’explosion de la situation sociale », a par ailleurs indiqué M. Aoun, dans une allusion aux émeutes qui se sont produites hier près de l’ambassade du Koweït à cause de rumeurs ayant trait à une hausse du prix de la farine.

المصدر:
l"orient le jour

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