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Sleimane Frangié porte atteinte, une fois de plus, à la dignité du patriarche maronite

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Sleimane Frangié porte atteinte, une fois de plus, à la dignité du patriarche maronite


L’ancien ministre Sleimane Frangié a lancé une virulente attaque contre le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, allant même jusqu’à porter atteinte, une fois de plus, à sa dignité, rejoignant ainsi les récentes attaques du général Michel Aoun contre Bkerké et son rôle national. M. Frangié avait déjà, il y a quelques mois, tenu des propos injurieux contre le patriarche maronite.


Interrogé par des correspondants de presse sur l’état de ses relations avec le patriarche maronite, M. Frangié les a qualifiées de mauvaises sur le plan politique, déclarant notamment : « Avec tout mon respect, le patriarche est un employé auprès de l’ambassade des Etats-Unis et de l’ambassade de France. Hélas ! Le patriarche est proche de l’Occident alors que nous sommes plus proches de l’Orient. »


Notons que, dans la journée d’hier, Sleimane Frangié s’est rendu au siège du parti Tachnag et a aussi rendu visite à l’ancien président de la République Emile Lahoud. A l’issue des deux entretiens, Sleimane Frangié a répondu aux questions des journalistes, insistant d’abord sur l’alliance solide entre son courant et le parti Tachnag et rendant aussi hommage au président Lahoud qui, a-t-il dit, « représente un symbole essentiel de l’école politique à laquelle il a été formé ». Prié de commenter l’initiative arabe, Frangié a estimé qu’il a peu d’espoir de la voir réussir. Il a ajouté qu’au départ, l’opposition avait estimé qu’elle consistait, entre autres, en un partage égal des parts au gouvernement, selon la formule 10, 10 et 10. Mais Amr Moussa a expliqué qu’il s’agissait en fait de la formule 14, 10 et 6. Ce qui est inacceptable pour l’opposition. Frangié a encore déclaré que l’opposition attend le retour de Moussa qui semble, a-t-il dit, porteur de nouvelles idées.


Au sujet de la rencontre entre le général Aoun et Saad Hariri, Frangié a estimé qu’elle doit se tenir car les deux personnalités sont mandatées par leur camp pour mener le dialogue. Selon lui, le rejet d’un tel dialogue est une insulte pour une grande partie du peuple libanais et plus particulièrement pour « une grande partie des chrétiens, qui ont choisi le général Aoun pour les représenter ».


Frangié a affirmé que l’opposition prendra les mesures qu’elle jugera nécessaires en temps voulu, précisant que tant qu’il y a un espoir, même faible, dans les négociations, elle reportera ses menaces.


Au sujet du rôle de la Syrie, Sleimane Frangié s’est demandé « comment il était au départ interdit à la Syrie de se mêler des affaires libanaises et voilà que, désormais, le monde entier la presse de le faire ». « On lui demande de faire pression sur ses alliés au sein de l’opposition pour pousser celle-ci à élire un président de la République. Mais ni la Syrie n’exercera des pressions sur l’opposition pour la pousser à aller contre ses propres intérêts ni l’opposition est prête à accepter de telles pressions », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que le président syrien a des amis au Liban et il n’est pas prêt à leur demander de prendre des mesures dont ils ne sont pas convaincus.

المصدر:
l"orient le jour

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