Nouvelle réunion des évêques maronites à Bkerké
Mazloum appelle à lever les prières pour un retour à la raison
Mazloum appelle à lever les prières pour un retour à la raison
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a présidé hier la première journée de la retraite spirituelle extraordinaire, à laquelle il a appelé jeudi soir et qui est consacrée « à la prière et à la réflexion en vue de sortir le pays de la crise ». A l’issue de cette première réunion de prières à laquelle a pris part le nonce apostolique Mgr Luigi Gatti, le vicaire patriarcal, Mgr Samir Mazloum, a invité les Libanais « à accompagner les événements qui se déroulent par la prière ». « Nous invitons les prêtres et les fidèles à accompagner de leurs prières celles du patriarche et des évêques réunis (à Bkerké) pour un retour à la raison et pour que la concorde, l’amour et la paix s’installent dans les cœurs, a-t-il poursuivi. Le Liban ne peut être édifié que sur la concorde, l’amour et la tolérance, et par une unification des rangs. »
Auparavant, Mgr Sfeir avait reçu le chargé d’affaires près l’ambassade de France, André Parant, qui s’est abstenu de toute déclaration, ainsi que le secrétaire parlementaire du ministre canadien des Affaires étrangères, Deepak Obhrai, accompagné de l’ambassadeur Louis de Lorimier.
Par ailleurs, l’évêque maronite de Jbeil, Mgr Béchara Rahi, a reçu hier le forum de Jbeil, qui regroupe des pôles de la société civile dans les villes et villages du caza, qui a fait part de son inquiétude face à l’atermoiement dans l’élection du commandant en chef de l’armée à la tête de la République.
Le président du conseil municipal de Jbeil, Joseph Chami, a expliqué que les rencontres qu’effectue le forum auprès des autorités spirituelles et politiques ont pour but d’« exprimer la colère du peuple de voir le vide se prolonger à la première magistrature ».
De son côté, Mgr Rahi a expliqué que, dans le cadre de la tournée qu’il a effectuée récemment auprès des dirigeants chrétiens, les discussions ont porté sur l’importance de resserrer les rangs autour du patriarche pour sortir le Liban de sa crise. « Mais nous avons été surpris par les résultats qui sont contraires à toutes les promesses et les attentes », a-t-il déploré, exprimant sa crainte qu’une « telle campagne ne soit orchestrée par des forces étrangères pour disperser les rangs chrétiens ». Et Mgr Rahi de souligner que la société civile de Jbeil appelle les responsables politiques et les députés à respecter le communiqué des ministres arabes et d’élire le général Michel Sleimane à la présidence, lors de la séance fixée au lundi 21 janvier. « Le peuple ne supporte plus de tels atermoiements et il commence à douter de ceux qu’il a mandatés pour gérer la vie publique en son nom », a conclu Mgr Rahi.