Bkerké – Un flot de visiteurs, dont Mgr Grégoire Laham et Georges Adwan, expriment leur soutien au patriarche
Sfeir : Je remercie ceux qui m’ont envoyé des messages de solidarité, à leur tête Fouad Siniora
Sfeir : Je remercie ceux qui m’ont envoyé des messages de solidarité, à leur tête Fouad Siniora
L’homélie du dimanche tant attendue hier à Bkerké s’est pratiquement limitée à des propos religieux et à une lecture de la seconde partie d’un texte écrit par le pape Benoît XVI. A la fin de ce texte, le patriarche Sfeir s’est contenté de remercier tous ceux qui lui ont exprimé leur solidarité à travers des visites, des déclarations ou des messages, à leur tête, a-t-il déclaré, « le président du Conseil des ministres Fouad Siniora », et il a demandé à Dieu de ramener le calme et la paix au Liban. Après la messe, le patriarche Sfeir a reçu de nombreux visiteurs, soucieux d’exprimer leur soutien au patriarche, après les trois jours de méditation et de prière décrétés par Bkerké à la suite de la polémique avec le chef des Marada, Sleimane Frangié.
Le cardinal Sfeir a ainsi reçu le commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, le juge Jean Fahd, l’ancien ministre Wadih el-Khazen, qui a qualifié de sage la décision du patriarche de fermer les portes de Bkerké aux visiteurs pendant trois jours, car, selon lui, le patriarche a voulu ainsi éviter un surplus de division et d’effritement au sein de la communauté chrétienne.
Le cardinal Sfeir a aussi reçu l’ancien ministre Youssef Salamé, membre de la « Rencontre de l’identité et de la souveraineté », qui a rappelé, à l’issue de la visite, le contenu du dernier communiqué de cette rencontre dans lequel celle-ci affirmait que le principal problème des chrétiens est d’abord avec eux-mêmes. Au nom de la rencontre, Salamé a appelé toutes les parties chrétiennes à se retrouver et à miser sur les points communs entre elles, car il y va de l’intérêt de la communauté et celui de tout le Liban. Il a aussi appelé les chrétiens à trouver une nouvelle dynamique qui leur permette de triompher des facteurs qui les poussent à s’autodétruire et qui leur permette de vaincre le désenchantement qui plane sur la communauté et leur donne à nouveau droit « à la majesté du Liban ».
Le patriarche Sfeir a aussi reçu le Dr Habib Zoghbi ainsi que le secrétaire général des écoles catholiques, le père Marwan Tabet. Enfin, plus tard dans la matinée, Mgr Sfeir a reçu le numéro 2 des Forces libanaises, Georges Adwan, qui a déclaré : « Nous savons tous que nous traversons une étape délicate, la crise actuelle menaçant la coexistence et même les chrétiens. »
Selon Adwan, il n’est pas étonnant que l’Eglise maronite soit la cible d’attaques dans une période aussi critique, d’autant qu’elle a toujours été une Eglise résistante et qu’elle a joué un grand rôle dans la survie du Liban. M. Adwan a affirmé que les attaques contre le patriarche, qui est à la tête de la lutte pour l’indépendance en 2000 et qui a cimenté la réconciliation dans la montagne, vise en fait le Liban dans son existence et sa raison d’être.
Adwan a encore ajouté que la solidarité avec le patriarche maronite dans ces temps difficiles est un devoir pour tous les Libanais soucieux de l’avenir de leur pays. Le numéro 2 des FL a appelé tous les Libanais à resserrer les rangs autour de Mgr Sfeir, « car toute attaque contre Bkerké vise l’ensemble du Liban », a-t-il affirmé.
Dans l’après-midi, le patriarche maronite a reçu le patriarche melkite, Mgr Grégoire Laham, qui, à peine rentré d’un séjour à l’étranger, a tenu à exprimer sa solidarité avec le chef de l’Eglise maronite.
Dans l’après-midi, le patriarche maronite a reçu le patriarche melkite, Mgr Grégoire Laham, qui, à peine rentré d’un séjour à l’étranger, a tenu à exprimer sa solidarité avec le chef de l’Eglise maronite.