Le secrétaire général de l’organisation onusienne en tournée chez Berry, Siniora et Salloukh
Aucune décision ou intention de transférer les bureaux de l’Escwa » dans une autre capitale arabe
Aucune décision ou intention de transférer les bureaux de l’Escwa » dans une autre capitale arabe
Le secrétaire exécutif de l’Escwa, Badr Dafeh, a effectué hier une tournée auprès des responsables libanais axée sur la relation de l’organisation onusienne avec le pays hôte – le Liban – et sur son rôle en général dans la région. Des entretiens au cours desquels le diplomate onusien a souligné qu’« aucune décision n’a été prise » de transférer les bureaux de l’Escwa dans une autre capitale arabe, précisant que l’intention n’a pas, non plus, été évoquée.
« J’ai assuré au président Berry qu’aucune décision en ce sens n’a été prise… Ce que les médias ont rapporté avant-hier n’était rien d’autre que la traduction des craintes que j’avais personnellement exprimées il y a quelques jours à la fin des réunions du comité technique de l’Escwa, chargé de suivre les activités de l’organisation », a-t-il dit sur le perron de Aïn el-Tiné. « Mes craintes sont nées de l’instabilité dont pâtit le Liban actuellement, ce qui a obligé l’Escwa à tenir certaines de ses réunions hors du Liban et à ouvrir des bureaux provisoires à l’étranger afin de garantir la pérennité du travail et remédier à la baisse de productivité », a-t-il encore précisé. Il a relevé que Nabih Berry « a insisté sur l’importance de la mission de l’Escwa au niveau régional et, par conséquent, sur le soutien qu’il faut continuer à lui accorder afin que ses bureaux restent à Beyrouth ».
Auparavant, Badr Dafeh s’était rendu au Sérail où il a été reçu par le Premier ministre, Fouad Siniora. « L’Escwa a fait ce qu’elle peut, et vous êtes conscient de l’importance que revêt le Liban pour cette organisation, ne serait-ce que parce que l’ouverture intellectuelle et culturelle de ce pays procure à l’Escwa les conditions et les opportunités nécessaires à la bonne marche de sa mission », a commencé par dire le secrétaire exécutif au sortir de l’entretien, rappelant que l’Escwa emploie des Libanais dont les compétences et l’expérience « ne peuvent que nous rendre fiers ». Il a également évoqué l’importance de l’organisation onusienne pour le Liban : « Beyrouth est ainsi une des capitales régionales de l’ONU, puisque s’y tiennent près de 160 réunions annuelles, ce qui garantit les visites permanentes de responsables et d’experts arabes et internationaux – des visites qui stimulent la vie économique » dans le pays.
Badr Dafeh s’est ensuite employé à développer ce qu’il a ensuite répété à Aïn el-Tiné, insistant sur le fait que les bureaux de l’Escwa resteront à Beyrouth. « Nous n’avons pas reçu de menaces directes, mais les circonstances sécuritaires au Liban imposent que nous restions particulièrement sur nos gardes », a-t-il assuré en réponse à la question d’un journaliste qui le priait de commenter l’attentat de La Quarantaine. « La coopération est très étroite entre les services de sécurité et nous », a-t-il ajouté, révélant que le Premier ministre l’avait assuré de « l’attachement du gouvernement à la présence de l’Escwa à Beyrouth » et qu’il lui avait répété que le cabinet allait se dépêcher d’assurer à l’organisation onusienne « un nouveau siège », dans un lieu sans doute plus calme que la place Riad el-Solh…