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Sleimane : En cas de recours à la rue, la ligne rouge reste

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Le patron de l’armée veut réconcilier « tout le monde » s’il est élu, et rappelle son refus du 50 + 1 Sleimane : En cas de recours à la rue, la ligne rouge reste « l’interdiction de toute guerre civile »


C’est une série de prises de position – exercice suffisamment rare pour le signaler – qu’a lancées hier Michel Sleimane, le seul candidat en lice désormais pour la succession d’Emile Lahoud à la tête de l’Etat.


Interrogé par une délégation de la ligue des anciens des facultés d’information sur un éventuel froid entre lui et l’opposition, le commandant en chef de l’armée a assuré que ce froid en question « ne vient pas de (sa) part », et qu’il « ne le ressent pas : mes relations sont bonnes avec tout le monde et je suis en contact avec tous », a-t-il assuré, évoquant notamment de récentes rencontres avec le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. Pressé de dire si les critiques à son encontre de la part de certains pôles de l’opposition l’ont gêné, Michel Sleimane a jugé que cette campagne n’est orchestrée ni par l’opposition ni par la majorité.

 

« Ces critiques font partie d’une série de jurisprudences personnelles », a-t-il estimé, relevant que « dans tous les cas, qui aime bien châtie bien »… Pour lui, « tant que l’unanimité au sujet de l’armée existe, le consensus » sur sa personne « ne lui importe guère : la politique ne me concerne pas, ce qui compte, ce sont les bonnes performances de la troupe, et son attachement aux constantes et aux valeurs humaines », a-t-il encore dit.
Explicitant sa tournée auprès des responsables politiques, il a donné deux raisons : « L’objectif était d’abord de rappeler que la sécurité est une ligne rouge, et de marteler mon refus d’une élection à la moitié plus un des voix ; j’ai d’ailleurs obtenu des garanties à ce sujet », a noté le général Sleimane, rappelant, à ceux qui ont critiqué ces déplacements, que son bureau de Yarzé a toujours reçu tout le monde, même et surtout lorsque les contacts entre les différentes parties étaient totalement rompus. L’armée « s’enorgueillit » d’être ce trait d’union, a-t-il tenu à dire.


Interrogé sur d’éventuelles craintes de voir sa candidature dynamitée par ces tiraillements politiques qui n’en finissent pas, Michel Sleimane a répondu que « peu me chaut : à la base, je ne me suis pas porté candidat, et je ne sais pas comment l’opposition et la majorité se sont mises d’accord sur mon nom en quelques heures », s’est-il interrogé, jurant qu’en cas d’accord sur un autre candidat, il serait « prêt à lui faire allégeance : mes priorités sont le pays et la République », a-t-il affirmé, soulignant sa foi dans la cohésion interne. « Si elle prévaut, cela mettra un terme à toutes les interventions étrangères », a-t-il déclaré, en réponse à une question sur l’internationalisation de la crise libanaise.


Concernant le poids ministériel censé revenir au chef de l’Etat, le général Sleimane a fait part de son « désintérêt » à cet égard. « Disposer d’un bloc ministériel ne me concerne pas, idem pour un éventuel tiers de blocage ; ce que je souhaite, c’est l’entente et la réconciliation, ce serait d’ailleurs, si j’étais élu, ma première mission : réconcilier tout le monde d’une façon durable », a-t-il promis, rappelant qu’il a été (à la tête de l’armée) et qu’il serait (à la tête de l’Etat) une garantie pour tout le monde.


Qualifiant ses relations avec la Syrie d’« excellentes » et précisant qu’il est en contact avec les autorités militaires syriennes « chaque fois que cela l’impose », Michel Sleimane a assuré que la question des armes du Hezbollah se traiterait, s’il était élu, par le dialogue et à l’aune de l’intérêt national « auquel tient aussi sayyed Nasrallah ».


Enfin, concernant la réaction de l’armée si l’opposition décidait de recourir, d’une façon large, à la rue, le patron de l’armée a martelé que la seule ligne rouge reste « l’interdiction de toute guerre civile : toute action qui provoquerait quelque guerre civile que ce soit serait interdite ; le reste relève de la liberté d’expression », a-t-il précisé.

المصدر:
l"orient le jour

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