La majorité dénonce les manifestations « télécommandées »
Geagea : La grève a montré les limites de la force syndicale de l’opposition
Geagea : La grève a montré les limites de la force syndicale de l’opposition
Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a indiqué, concernant la grève qui s’est déroulée hier, que « le mouvement de protestation a montré la valeur et les limites syndicales des forces du 8 Mars ». Il a précisé à ce propos que « ces soi-disant syndicats ouvriers sont des syndicats de façade » et il a appelé le ministère du Travail à « conduire de nouvelles élections syndicales, d’autant que la CGTL ne représente plus les syndicats ouvriers ». Admettant l’existence d’une crise aux niveaux économique et social, Samir Geagea a observé que « la grève contre la seule institution encore sur pied n’est pas la solution ». « Si nous voulons faire une grève pour améliorer nos conditions de vie, nous devons entreprendre cette action contre ceux qui torpillent l’élection présidentielle », et « contre ceux qui ferment les portes du Parlement », a-t-il dit, montrant l’impossibilité d’améliorer les conditions économiques et sociales en l’absence d’institutions, et se demandant « qui gère la crise dans le pays en l’absence d’un président de la République ».
De son côté, le ministre des Déplacés, Nehmé Tohmé, a observé que « la menace du recours à la rue et l’atteinte à la paix civile constituent un danger pour le Liban, car brûler des pneus, couper des routes ou détruire les biens d’autrui ne peuvent résoudre le problème ». Le ministre a également affirmé que « le Liban ne sera sauvé qu’à l’issue d’un dialogue entre tous ses fils ».
Dénonçant l’atteinte au patriarche Sfeir, qu’il a qualifiée d’atteinte au Liban et à l’entité libanaise, Nehmé Tohmé a insisté sur la nécessité de préserver les institutions. Le ministre a enfin considéré que « l’initiative arabe n’a pas échoué mais qu’elle a été entravée et que les portes de la solution ne sont pas closes ».
Pour sa part, le député du Courant du futur, Mohammad Kabbani, a estimé que « la grève qui s’est déroulée hier est mue pas des considérations politiques, car elle a eu lieu à une période de débat politique important ».
Le député a observé que les forces du 14 Mars « sont prêtes à séparer les problèmes sociaux du débat politique, mais que ceci nécessite la coopération de l’opposition ». Il s’est toutefois demandé « si cette dernière est prête à un dialogue concernant les problèmes sociaux ». Le député du 14 Mars a également accusé l’opposition d’avoir changé de position concernant la candidature du commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, après que les forces du 14 Mars eurent proposé sa candidature.
Le député du Courant du futur, Hachem Alameddine, a également accusé certaines parties de fomenter des troubles et d’instaurer le chaos par le biais de manifestations télécommandées.
Quant à l’ancien député Farès Souhaid, il a estimé que « les revendications des syndicats ont un objectif politique » et « que tout recours à la rue mènera à la violence ».