Ammar : La route vers Baabda ne passe pas par une effusion de sang dans la banlieue sud
C’est, selon toute vraisemblance, un début de campagne contre l’armée et son chef qu’a décidé de mener le Hezbollah par le truchement de son média, al-Manar, et de certains de ses députés.
La chaîne de télévision du parti de Dieu a fait ainsi le lit des éditoriaux de ses journaux sur un « changement » dans la façon de faire et/ou de concevoir les choses par l’institution militaire, multipliant les allusions contre la troupe et « ses comportements indignes »…
Parallèlement, les politiques du parti ont commencé eux aussi à s’en donner à cœur joie, le député de Baabda, Ali Ammar, en tête : « La route vers Baabda ne passe pas par une effusion de sang dans la banlieue sud », a-t-il dit, estimant que l’armée « n’est pas une milice pour se comporter aveuglément comme elle l’a fait dimanche ». Quant à bon nombre de ses camarades, ils ont appelé avec virulence l’armée « à expliquer clairement qui se tient derrière la mort de personnes innocentes. Ces victimes sont-elles tombées sous les balles des soldats ? Et si c’est le cas, qui a donné à l’armée l’ordre de tirer ? » se sont-ils demandés.