Mirza poursuit son enquête dans les émeutes de Chiyah-Mar Mikhaël

Mirza poursuit son enquête dans les émeutes de Chiyah-Mar Mikhaël



L’enquête judiciaire, qui doit faire la vérité sur les émeutes de Chiyah-Mar Mikhaël dimanche dernier, se poursuit avec la diligence promise par les responsables.
Parallèlement à l’enquête judiciaire, une commission d’enquête militaire a été formée, pour déterminer la manière dont l’armée a réagi aux émeutiers.


Entre-temps, la commission judiciaire s’est réunie hier, sous la présidence de M. Saïd Mirza, procureur général près la Cour de cassation, en présence du commissaire du gouvernement près le tribunal militaire, Jean Fahd, et du commandant de la police militaire, le brigadier Nabil Ghafari, pour faire le point des résultats déjà enregistrés par l’enquête.


M. Fahd a notamment reçu les rapports des médecins légistes qui ont examiné les corps des sept personnes tuées et ceux des blessés. Ces rapports établissent en particulier la distance à partir de laquelle les balles ont été tirées. Le magistrat a estimé qu’il était prématuré de donner de quelconques détails à ce sujet à la presse.
Par ailleurs, M. Fahd a poursuivi l’interrogatoire des journalistes qui ont couvert les émeutes ou les ont filmées en direct. Des militaires et des témoins oculaires ont été également interrogés. Selon des sources proches de l’enquête, les personnes interpellées sont toujours au nombre de 30, dont six membres des Forces libanaises, interpellés à Aïn el-Remmaneh.


Des sources judiciaires ont toutefois réaffirmé que les trente personnes interpellées ne sont pas arrêtées, au sens propre du terme, mais retenues pour les besoins de l’enquête, et qu’aucune charge ne pèse encore contre elles.


Il se confirme, par ailleurs, de même source, que l’hypothèse selon laquelle des francs-tireurs étaient juchés sur les toits n’a pu être établie, et que les deux personnes portant treillis, filmées sur un toit d’immeuble par la OTV et la NTV, sont des militaires et qu’ils n’ont pas fait usage de leurs armes.


Selon une source judiciaire citée par l’agence al-Markaziya, des militaires ont été interrogés dans le but de déterminer ce qui s’est passé sur le terrain des affrontements, s’ils ont été attaqués par des manifestants ou si les véhicules dans lesquels ils se trouvaient portent des impacts de balles.

المصدر:
l"orient le jour

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