Pedersen : Une résolution de l’ONU ne résoudra pas la crise au niveau de la présidentielle
Le représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Geir Pedersen, a affirmé dans un entretien télévisé accordé à la chaîne LBCI que l’ONU restera aux côtés du Liban, mais ne lui imposera pas de « diktat » en ce qui concerne les armes du Hezbollah. Pour Geir Pedersen, la communauté internationale n’aidera pas le Liban « en lui imposant un diktat » sur cette question. « Depuis que j’ai pris mon poste au Liban, au printemps 2005, les armes du Hezbollah sont liées à la stratégie de défense nationale, à la confiance entre les différentes parties et à la décision de la paix et de la guerre », a-t-il dit.
Ces points doivent impérativement « être discutés par les Libanais eux-mêmes », et, sur ce point, toutes les forces politiques sont d’accord, a souligné M. Pedersen. « Israël a essayé de se débarrasser du Hezb, il n’a pas réussi », a-t-il rappelé, avant de marteler que « la seule alternative est le dialogue. Le 14 Mars est d’accord sur ce point. Et ce n’est qu’une fois le dialogue amorcé que nous vous aiderons. L’ONU et la communauté internationale vous apporteront leur soutien ».
Le représentant du secrétaire général a d’autre part assuré que l’ONU ne considère pas le Liban comme étant « un Etat en faillite, preuve en est, la résolution 1701 a été votée afin de soutenir le Liban ».
Cette résolution a, selon lui, contribué à apporter « la sécurité et la stabilité dans le sud » du pays. S’attardant sur le dossier de la présidentielle, M. Pedersen a indiqué qu’il n’était pas « honnêtement » convaincu « qu’une résolution pourrait résoudre la crise du vide institutionnel au niveau de la présidentielle ». « Il faut élire un président pour après pouvoir résoudre les dossiers concernant les armes du Hezb, arrêter les attentats, appliquer la 1701 dans toutes ses clauses et stimuler l’économie », a-t-il déclaré. Geir Pedersen a ajouté : « Il y a encore du temps avant mon départ, j’espère que d’ici là un président sera élu. » Le mandat du représentant du secrétaire général de l’ONU touche à sa fin et il devrait quitter le Liban avant la fin février.