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Geagea : Nous créerons un précédent pour démontrer que la victime peut vaincre le bourreau

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Le chef des FL appelle à une participation massive mais « civilisée » au rassemblement à la place des Martyrs, le 14 février
Geagea : Nous créerons un précédent pour démontrer que la victime peut vaincre le bourreau


Le chef du parti des Forces libanaises (FL) Samir Geagea a appelé hier les Libanais à « participer massivement à la commémoration de l’assassinat de l’ancien Premier ministre martyr Rafic Hariri, place de l’Etoile (…), afin de compléter ce que nous avons commencé en 2005 ». Prônant la modération tout au long de son intervention télévisée, Samir Geagea a prévenu que « la participation » à la manifestation du 14 février allait être « civilisée et pacifique » pour que la majorité puisse créer « un précédent sans pareil qui puisse démontrer comment la victime peut vaincre le bourreau, comment la lutte pacifique peut venir à bout des attentats ». « Notre unique choix est la paix civile et l’Etat libanais », a assuré M. Geagea.


« Il est nécessaire de s’éloigner des détails de notre vie quotidienne pour savoir si nos différents mouvements de protestation ont conduit ou non à des résultats. Depuis 2005, nous avons accompli de grands progrès, contrairement à ce qu’en pensent certains (…) Le Liban est un grand pays en dépit de tout ce qui est en train de se passer (…) En trois ans, nous avons acquis notre liberté de penser (…) et l’existence de tout pays est conditionnée par sa liberté de décision et de pensée », a ajouté M. Geagea.


« Je veux qu’on se souvienne de cette époque, durant les 15 dernières années, lorsque n’importe quel décret, n’importe quelle décision du Parlement devaient passer par Anjar puis Damas, ensuite Anjar une nouvelle fois, pour enfin être adoptés au Liban, a rappelé le chef des FL. Lorsque notre décision nationale est libre, cela veut dire que notre gouvernement existe (…) » « Ce gouvernement prend des décisions, il peut se tromper, mais il lui appartient à lui seul de prendre ses décisions. Pour la première fois dans notre histoire récente, nous avons entre les mains le pouvoir de décider, et c’est pour cela qu’il nous est possible de percevoir l’importance de l’attaque qui est en train d’être orchestrée contre nous », a indiqué le chef des FL, avant de souligner que pour aboutir, la cause libanaise « ne prendra sûrement pas 175 ans. Cette cause prendra le temps qu’il faudra et au final, nous obtiendrons un pays ».

 

Le tribunal, une réalité « concrète »


Samir Geagea a d’autre part fait valoir que les attaques essuyées actuellement par la majorité risquent de s’accentuer dans les jours et semaines à venir parce que « le tribunal, qui n’était que sur le papier, commence à devenir une réalité concrète ». Comme « ils ne peuvent pas venir à bout du tribunal international » qui est une institution onusienne, « ils tentent de venir à bout du partenaire officiel de ce tribunal, en l’occurrence le gouvernement libanais », parce que le tribunal ne peut fonctionner en l’absence d’un interlocuteur officiel, l’Etat libanais.


D’autre part, il existe une possibilité que certains contingents de la Finul soient menacés afin de faire pression sur les pays participant à la force onusienne dans le but de torpiller le tribunal, a souligné M. Geagea, qui a ajouté ; « Le retrait du contingent du Qatar est un message important et clair. C’est un message adressé à d’autres pays qui participent à la Finul. » Ces menaces sont liées à la mise en place prochaine du tribunal spécial pour le Liban, a indiqué M. Geagea, certaines parties essayant donc d’intimider les pays qui soutiennent la création du tribunal et qui participent à la Finul. « Nous avons entendu plus d’une fois des propos indiquant que les pays participant à la Finul vont payer le prix de la création du tribunal », a déclaré le leader des FL. « Leur stratégie depuis deux ans, en plus des assassinats et des attentats, est de pousser les gens au désespoir », a estimé M. Geagea.

المصدر:
l"orient le jour

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