La majorité rejette les 3×10 et appelle à l’élection immédiate de Sleimane

La majorité rejette les 3×10 et appelle à l’élection immédiate de Sleimane


Plusieurs personnalités de la majorité ont exprimé leur refus d’adopter la formule des 3×10 comme règle de formation du prochain cabinet, insistant sur la tenue de l’élection présidentielle comme condition sine qua non de la formation d’un gouvernement « d’union nationale ».


Ainsi, après avoir été reçu par le chef des FL, Samir Geagea, le président du Renouveau démocratique, Nassib Lahoud, a affirmé que « la majorité est déterminée à faciliter le succès de la médiation de Amr Moussa, à condition que les recommandations de la feuille de route de la Ligue ne soient pas faussées ou déformées ». « Nous voulons faire élire le général Sleimane à la présidence avant qu’un gouvernement d’union nationale ne soit formé », a-t-il ajouté.


Nassib Lahoud a en outre souligné que la revendication de l’opposition portant sur la formation du prochain cabinet selon la règle des 3×10 « fausse l’application et l’interprétation de l’initiative arabe ». « Nous appelons l’opposition à ne plus imposer de conditions rédhibitoires », a-t-il également dit.


De son côté, la ministre des Affaires sociales, Nayla Moawad, a affirmé que « le 14 Mars refuse que le scrutin présidentiel soit entravé et que les institutions étatiques soient paralysées dans le but de servir les intérêts de l’axe syro-iranien, et d’astreindre le Liban à mener une guerre à la place de Damas et de Téhéran ». « La majorité tient à l’initiative arabe. Mais si l’axe syro-iranien et ses alliés s’obstinent à vouloir bloquer l’élection d’un chef de l’Etat, il n’y aura pas de sommet arabe et le 14 Mars ne restera pas les bras croisés », a-t-elle conclu.


Le député FL, Antoine Zahra, a quant à lui fermement refusé la formation du prochain gouvernement sur base de la formule des 10-10-10. « Un tel gouvernement sera incapable de la moindre décision sauf si elle est prise à l’unanimité », a-t-il estimé.


Quant à l’élection d’un président à la majorité absolue, Antoine Zahra a souligné que la majorité tient à la candidature « consensuelle » du commandant en chef de l’armée. « Mais si l’opposition refuse de faciliter l’élection d’un président, non seulement la moitié plus un est envisageable, mais également toute autre mesure permettant de tenir le scrutin présidentiel », a-t-il conclu.

المصدر:
l"orient le jour

خبر عاجل