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Joumblatt : Quelles que soient leurs promesses de guerre ouverte

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Le chef du PSP s’étonne des contradictions de Nasrallah et de l’absence de toute référence à l’imam Chamseddine dans son discours
Joumblatt : Quelles que soient leurs promesses de guerre ouverte, la stratégie de défense nationale est inéluctable


Pour Walid Joumblatt, c’est inéluctable : « Aussi déterminées que soient les menaces et autres promesses de guerres ouvertes ou préventives, et aussi différents que soient les qualificatifs et les significations que l’on donne à ces guerres, rien ne pourrait empêcher l’avènement d’une stratégie de défense nationale globale, rien ne pourrait empêcher que toutes les armes soient sous une seule et même autorité : celle de l’armée », a-t-il assuré dans son entretien hebdomadaire à al-Anbaa’, l’organe du PSP.


« Les autorités libanaises sont les seules habilitées à monopoliser les armes, comme dans tous les pays du globe ; aucun Etat au monde n’accepterait que des groupuscules armés échappant à son contrôle déclarent la guerre aux ennemis quand ils le souhaitent et comme ils le souhaitent – à croire qu’ils gèrent seuls les affaires de ce pays et de ses habitants », a poursuivi le leader druze. Et pour lui, « se rétracter ou clarifier le concept de guerre ouverte ne suffit pas : nous au Liban, nous avons libéré nos terres et renversé l’occupation israélienne plus d’une fois ; nous, nous avons rempli notre devoir national et patriotique plus qu’il n’en faut, sauf que là, nous nous passerons volontiers d’une nouvelle guerre internationaliste, terroriste soit-elle ou pas et qui nous entraînerait dans des conflits interminables, sur notre territoire qui plus est », a prévenu Walid Joumblatt. « Une guerre ouverte se décide par le truchement d’une stratégie de défense et par un mandat que le peuple donne au pouvoir afin qu’il puisse négocier aux Nations unies », a-t-il ajouté.


« Les Libanais ne peuvent accepter que certains vengent leurs martyrs par le biais de guerres ouvertes, à partir de leur pays, qui a toujours bénéficié d’un système démocratique pluraliste pour lequel ces Libanais se sont sacrifiés durant des décennies. Qui peut accepter l’idée d’un Liban-arène pour les cinquante prochaines années ? Ce que les Libanais ont payé pour honorer les factures de certains régimes régionaux qui ne se préoccupent que de leurs intérêts personnels ne suffit-il donc pas ? » s’est demandé le chef du PSP.


« Ils disent qu’ils veulent détruire Israël et le dissoudre, mais nous aussi, nous pensons que l’Etat hébreu va se diluer pour mille et une raisons : démographie, racisme, politiques d’occupation et de colonisation, agressions barbares, etc. Mais ce recul de la part de sayyed Hassan Nasrallah – plus encore : ces contradictions – est étrange : quelle est donc la vraie personnalité de Nasrallah ? Quel rôle joue-t-il en réalité ? Est-ce le même, le sayyed de la Résistance qui bénéficiait d’une aura islamo-arabe unanime et qui s’est transformé aujourd’hui en compteur de manifestants ? » s’est encore interrogé Walid Joumblatt.


Et d’aller plus loin : « Pourquoi avoir occulté une instance nationale chiite du calibre du défunt imam cheikh Mohammad Mehdi Chamseddine ? Est-ce parce qu’il avait martelé l’importance de l’appartenance libanaise des chiites et qu’il avait constamment invité ces derniers à se fondre dans la nation ? Ou est-ce parce qu’il avait évoqué dans ses recommandations un Liban démocratique, et l’urgence de préserver ce système et la coexistence libanaise ? Indubitablement, nous faisons face à des projets totalement contradictoires avec l’esprit de l’imam Chamseddine et de l’imam Moussa Sadr, tout simplement parce que ces projets veulent un Liban englouti dans des guerres ouvertes… D’ailleurs, ces guerres existent à l’intérieur, ne serait-ce que par cette volonté méthodique de vider les institutions, de bloquer la Constitution, de paralyser la vie politique et d’envahir le centre-ville. Un des nains politiques a parlé justement hier de l’occupation du centre-ville, reflétant cette haine immense contre le président martyr Rafic Hariri et ses réalisations historiques », a conclu Walid Joumblatt.

المصدر:
l"orient le jour

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