L’Egypte et les pays du Golfe craignent que la crise libanaise ne fasse capoter le sommet arabe
L’Egypte et les Etats du Golfe craignent que la persistance de la crise politique au Liban ne fasse capoter le sommet arabe prévu fin mars à Damas, a déclaré hier un haut responsable bahreïni après une visite du président égyptien Hosni Moubarak à Manama, en provenance de Ryad.
« L’Egypte et les Etats du Golfe jugent nécessaire de régler la question du vide présidentiel au Liban avant le sommet », prévu les 29 et 30 mars, a indiqué à l’AFP ce responsable qui a requis l’anonymat, après un entretien de M. Moubarak avec le roi Hamad de Bahreïn.
Pour ces pays, « un échec à résoudre la crise pourrait contribuer à l’échec du sommet », selon lui.
Dimanche à Ryad, M. Moubarak avait discuté avec le roi Abdallah des moyens de résoudre la crise politique libanaise, alors que les relations entre la Syrie et l’Arabie saoudite sont tendues actuellement.
« Il y a une crise des relations entre Ryad et le gouvernement syrien, et le Liban en est la cause principale, a déclaré un responsable saoudien. Damas n’a pas participé aux efforts, y compris à l’initiative arabe, pour élire un président de consensus au Liban. »
Selon des analystes et médias arabes, l’Arabie saoudite et d’autres pays arabes pourraient boycotter le sommet de Damas ou envoyer des délégations de bas niveau.