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Adwan invite les Libanais « patriotes » à élire un président d’entente

Adwan invite les Libanais « patriotes » à élire un président d’entente
Sfeir : « Les tiraillements entre les hommes de pouvoir sèment le désespoir parmi les citoyens »


Au cours de son homélie dominicale, le patriarche Sfeir a indiqué que « les tiraillements entre les hommes de pouvoir, ainsi que tous les prétextes pour maintenir la mauvaise situation du pays en l’état, sèment le désespoir parmi les citoyens ». « L’important est de chercher comment répondre aux revendications justifiées des citoyens, qui augmentent de jour en jour, comme si le pays allait vers le démantèlement et la disparition », a-t-il dit. « Il n’est pas un seul Libanais possédant un brin de citoyenneté qui accepte que son pays se débatte dans cette situation désastreuse », a encore observé le patriarche, tout en appelant à la prière, à la franchise les uns envers les autres et à la coopération entre les différentes parties « pour que le pays retrouve sa place parmi les nations et dans l’histoire ».


Après avoir reçu une délégation d’enseignants des Forces libanaises, le patriarche a insisté sur le rôle de l’enseignant « de consolidation de la citoyenneté des générations émergentes, de la coexistence et du maintien du pacte-message du Liban dans cette partie du monde ». Il a appelé à la nécessité de s’épauler pour le sauvetage de la nation.


Par ailleurs, le patriarche Sfeir a reçu le vice-président du comité exécutif des Forces libanaises, le député Georges Adwan, avec lequel il a passé en revue les développements sur la scène locale et évoqué la situation difficile que traverse le pays. Après la rencontre qui a duré 45 minutes, le député a observé que « la non-élection d’un président de la République a fait du Liban une arène pour autrui plutôt qu’un pays ». Et de préciser que ce qui se passe actuellement prouve que « le Liban est devenu une monnaie d’échange dans les conflits extérieurs ». Invitant les Libanais patriotes à élire immédiatement le président de la République d’entente, « sans condition », afin que le président n’ait pas les mains liées, il a souhaité que ce dernier prenne ses quartiers à Baabda et unifie les Libanais autour de la table de dialogue, au sein de laquelle il jouera le rôle d’arbitre. « C’est le seul moyen de sauver le Liban », a-t-il observé.

 

Le départ des Saoudiens


A la question sur la volonté du président Berry de faire assumer à la majorité la responsabilité de l’échec de l’initiative arabe et de la non-élection du président de la République, Georges Adwan a précisé que « c’est Nabih Berry qui a proposé le nom de Michel Sleimane et que la majorité a accepté ce président consensuel ». Il a cependant regretté que « les choses reculent chaque fois que l’on atteint un certain degré d’entente ».
Concernant la décision saoudienne de demander à ses ressortissants de quitter le pays, M. Adwan a indiqué que « le départ des Saoudiens et des ressortissants arabes est un coup à ce qui reste de tourisme, d’autant qu’ils constituaient le gros des rentrées du tourisme au Liban ».


Sur le refus par la majorité aussi bien de la loi électorale de Ghazi Kanaan que de celle de 1960, Georges Adwan a souligné que « la loi de Ghazi Kanaan est refusée de même que celle de 1960. Nous réclamons une loi qui assure la bonne représentativité, autrement dit qui permette aux composantes du Liban, et notamment aux chrétiens, qui ont le plus payé le prix de la tutelle, d’élire librement leurs représentants ».


Quant à son avis sur la présence du navire américain USS Cole au large des côtes libanaises, il a observé que « les Libanais ne sont pas concernés, mais qu’ils se sentiront concernés en cas d’atteinte à leur souveraineté et leur indépendance ».


M. Adwan a également indiqué qu’il a ressenti « la grande inquiétude du patriarche Sfeir. Une inquiétude qui augmente à mesure que le temps passe sans que se fasse l’élection présidentielle ». « Car, a-t-il précisé, lier l’élection présidentielle à des conditions nuit aussi bien à la fonction présidentielle qu’aux chrétiens. S’il est élu sous conditions, le président sera alors un homme faible avant même son élection
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