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Le tribunal international est un facteur d’unification, non de division », affirme Rizk

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La chargée d’affaires US au ministère de la Justice
« Le tribunal international est un facteur d’unification, non de division », affirme Rizk


Le ministre de la Justice, Charles Rizk, a estimé que le tribunal international est un facteur d’unification et non pas de division des Libanais. M. Rizk a reçu hier la chargée d’affaires américaine, Michelle Sisson, dans la cadre d’une visite protocolaire, la première que la diplomate US effectue au ministre depuis son arrivée au Liban et le retour de M. Rizk d’une tournée en France, en Amérique latine et aux Etats-Unis.


Dans une déclaration à la presse au terme de l’entretien, M. Rizk a affirmé avoir discuté avec son hôte du dossier de la création du tribunal international qui doit juger les assassins de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. « Celui-ci est un instrument d’unification et non pas de division des Libanais. Ses partisans doivent y voir une institution judiciaire qui n’a rien à voir avec la politique et ses détracteurs ont commencé à le reconnaître en tant que fait accompli, ce qui constitue en soi un développement positif », a déclaré M. Rizk, en insistant sur le fait que l’objectif du tribunal est de « faire prévaloir la justice, de connaître la vérité et non servir d’instrument politique contre tel ou tel autre régime ». Après avoir souligné que le projet d’établissement du tribunal évolue normalement, il a affirmé s’attendre à « des développements positifs à ce sujet dans les semaines à venir ».


Le ministre a ensuite indiqué qu’il a discuté avec Mme Sisson de l’aide américaine à son département « dont l’objectif est de renforcer l’autonomie judiciaire à travers l’accroissement des compétences de l’Institut d’études juridiques et de soutenir en même temps les efforts du ministère pour améliorer la gestion des tribunaux ».
Prié de commenter les accusations portées au cours d’une émission télévisée par l’ancien ambassadeur Johnny Abdo au commandement de l’armée, à qui il a reproché d’avoir livré des éléments du groupe Fateh el-Islam à des pays arabes, ainsi que le démenti du service des renseignements militaires, selon lequel ces gens ont été confiés aux autorités juridiques libanaises, M. Rizk a déclaré : « La responsabilité de la Justice commence à partir du moment où les services de sécurité lui remettent des personnes arrêtées. » Et de préciser : « La justice n’est pas au courant de ce qui aurait pu se passer avant. »


De son côté, Mme Sisson s’est félicitée du niveau de coordination et de coopération entre le Liban et les autorités judiciaires libanaises, rappelant l’aide offerte par Washington, à travers l’USAid, au ministère de la Justice. D’une valeur totale de sept millions de dollars, étalée sur trois ans, le programme d’assistance a pour objectif de renforcer la gestion du corps judiciaire et la souveraineté de la loi, a expliqué la diplomate, soulignant qu’il comporte notamment des sessions de formation. « La souveraineté de la loi et la gestion judiciaire sont deux questions extrêmement importantes dans toute société, afin de consolider la démocratie, la bonne gouvernance et la confiance de chaque citoyen dans son gouvernement », a-t-elle dit.

المصدر:
l"orient le jour

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