Le député du Metn n’a pas assisté à la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme
Michel Murr : « Je suis indépendant depuis trente ans »
Michel Murr : « Je suis indépendant depuis trente ans »
Michel Murr, député du Metn et ancien vice-président du Conseil, a affirmé hier se considérer comme « un indépendant depuis trente ans », mais qu’il avait l’intention de maintenir son amitié à l’égard du général Michel Aoun.
M. Murr répondait aux questions de la presse à l’issue d’entretiens avec des ambassadeurs accrédités au Liban.
Interrogé sur ses intentions de participer en soirée à la réunion hebdomadaire du Bloc du changement et de la réforme, que préside le général Aoun et dont il est membre, M. Murr a répondu : « Si l’on m’invite, j’irai, mais jusqu’ici, on ne m’a pas adressé d’invitation. Mais cela ne signifie pas qu’il y a un froid entre nous. Mon amitié demeurera inchangée avec le général Aoun, mais je répète que ma position principale depuis trente ans est celle de l’indépendant au Metn. »
Prié de commenter les réactions à ses récents propos, dans lesquels il avait imputé aux députés maronites (du bloc) la responsabilité de l’impasse présidentielle, il a dit : « Je répondais au représentant du dialogue islamo-chrétien, Ali Hassan, qui avait annoncé avoir remis un message imputant la responsabilité de l’impasse au général Aoun. Ma réponse était destinée à alléger le poids de l’accusation pesant sur le général, car il est mon ami et il le restera. J’ai dit : Pourquoi mettre le poids sur le général Aoun ? Il est chef d’un bloc et c’est le bloc qui décide à la majorité de ses membres. Or la majorité est maronite. Il y a 12 députés maronites, alors pourquoi n’assumeraient-ils pas la responsabilité ? Je ne considère pas les avoir insultés, je voulais simplement que l’on ne concentre pas l’accusation sur le général. »
Et d’ajouter : « Ceux qui se sont fâchés doivent savoir que je suis un allié du général Aoun, mais que je prends mes décisions en toute liberté. Si le général avait quelque chose à redire, il m’aurait appelé et cela n’a pas eu lieu. Quant à ceux qui avaient réagi à mes propos, il y avait le député Nehmetallah Abinasr et le général (Issam) Aboujamra. Jusqu’ici, je n’ai pas eu l’occasion de connaître personnellement Aboujamra. Je ne l’ai jamais rencontré. Quoi qu’il en soit, je parlais d’un sujet précis. S’ils ont voulu interpréter mes propos comme une attaque, ils sont libres de le faire, et s’il se sont fâchés, tant pis. »
Interrogé sur la charte du 14 Mars, M. Murr a dit : « Il y a des points positifs et d’autres sur lesquels je reste réservé, mais on ne peut pas les résumer en une phrase. Il y a des éléments positifs qu’il faudra prendre en compte pour ouvrir un dialogue, si nous voulons bien de ce dialogue. Mais pas aujourd’hui, après le sommet arabe. »
Selon lui, il n’y aura pas de règlement de la question présidentielle avant la fin du sommet.
S’opposant à la représentation du Liban au sommet par le Premier ministre ou n’importe quel membre du gouvernement, il a ajouté : « Si nous avions un ambassadeur à Damas, nous lui aurions demandé de représenter le Liban. Ou bien il y a un président de la République, ou bien c’est la vacance. »
A un journaliste qui lui rappelait que le gouvernement est censé assumer les fonctions présidentielles, il a dit : « En effet, la Constitution est claire. Il faudrait alors que tout le Conseil des ministres aille au sommet. »