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Berry appelle à une réunion de dialogue sur la loi électorale en avril

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Le président de la Chambre ne croit pas à une guerre imminente avec Israël
Berry appelle à une réunion de dialogue sur la loi électorale en avril


Le président de la Chambre, Nabih Berry, a annoncé jeudi soir son intention d’appeler à la tenue d’une nouvelle réunion de concertation entre les chefs de file de tous les protagonistes afin de se mettre d’accord sur un découpage électoral.


M. Berry, qui s’exprimait au cours d’une longue interview sur la chaîne NTV, a précisé qu’il lancerait cette initiative après la fin du sommet arabe et que la réunion pourrait avoir lieu en avril prochain.
Il a expliqué que s’il limitait le thème de la concertation à la loi électorale, c’est parce qu’il considère qu’un accord avait été trouvé sur la formule des 10/10/10 au sein d’un gouvernement d’union nationale et que c’est la majorité qui s’est par la suite rétractée.


« Je leur avais dit de me mettre à l’épreuve. Ils ont pris prétexte de conditions prétendûment posées par mes alliés au sein de l’opposition. Je leur ai dit que si cela est vrai et que si mes alliés boycottent la séance de l’élection présidentielle, mon bloc et moi irons à la Chambre et nous assurerons ainsi au total 91 voix. Pourquoi donc n’ont-ils pas accepté cette proposition » ? a-t-il demandé.


Si d’ici à avril il n’y a aucune solution, il ne restera plus que le dialogue, a-t-il dit. « Il ne faut pas perdre trop de temps, car d’ici à quelques mois, nous ne pourrons plus parler de gouvernement d’union nationale, mais d’un cabinet de transition neutre, ou du moins d’un ministre de l’Intérieur neutre dont la tâche serait de préparer les élections législatives de l’année prochaine. Mais si aussi le temps passe et qu’il n’y a toujours pas d’accord sur la loi électorale, nous ne pourrons plus organiser les élections et le pays cessera d’exister », a-t-il averti.


Et d’ajouter : « A présent, il faut donc un accord sur la taille de la circonscription. Je l’ai déjà dit : nous sommes en faveur de la grande circonscription, mais aujourd’hui, je ne m’attache à rien d’autre qu’à parvenir à un accord sur cette question. Si nous tombons d’accord sur une quelconque formule, je ne poserai aucune condition. Je le dis publiquement. »


« On nous avait demandé d’accepter le caza, nous l’avions accepté. Puis, lors de la dernière rencontre avec (le chef du Courant du futur) Saad Hariri, en présence du ministre Bernard Kouchner et de l’ambassadeur André Parant, il avait été question d’écrire ce jour-là la phrase “loi électorale juste et équitable”. J’ai dit pourquoi ne pas écrire le mot caza ? Saad Hariri m’a répondu qu’il n’était pas opposé au caza, ni moi non plus, mais qu’il valait mieux formuler la phrase sans mettre le mot caza. Je crois qu’il est lui-même sincère, mais certains chez lui veulent moins que le caza. Cela, nous ne l’avons découvert qu’après les propos tenus par le patriarche Sfeir. Il n’était plus question pour nous de laisser faire », a-t-il expliqué.


Le patriarche avait notamment réclamé des circonscriptions plus petites que certains cazas, ne dépassant pas deux ou trois sièges chacune.


S’affirmant modéré lui-même, M. Berry a dénoncé « la cupidité de toutes les parties au Liban ». « Regardez les Belges. Après neuf mois sans gouvernement, sans Parlement, et sans rien du tout, ils sont arrivés à un accord et cela s’est passé sans élections, a-t-il noté. Pourquoi pas chez nous ? Que Dieu maudisse la cupidité ! »
« Je le dis franchement. Je ne considère pas qu’il existe des traîtres au Liban, mais j’affirme que les chefs politiques libanais sont des extrémistes. Ils sont tous extrémistes. Si nous continuons comme cela, l’extrémisme va triompher, mais pas le leur, celui qui attend et dont nous avons vu un exemple à Nahr el-Bared », a-t-il poursuivi.


Interrogé sur ses contacts avec la majorité, il a indiqué qu’il maintenait des liens avec beaucoup de personnalités et il a appelé Saad Hariri à choisir entre « la continuité de Rafic Hariri ou bien devenir le chef d’une communauté ».


Se disant certain que toutes les parties libanaises sont opposées à la guerre civile, il a en outre écarté la possibilité d’un conflit imminent au Liban-Sud avec Israël, tout en reconnaissant que les habitants de cette région, ainsi que ceux de la banlieue sud de Beyrouth, sont extrêmement inquiets à cet égard.


« Beaucoup de choses se sont additionnées. Même les tremblements de terre ont fait leur effet. Mais aussi les manœuvres militaires israéliennes, le destroyer USS Cole, certaines déclarations venant de l’opposition comme de la majorité, sans parler du climat ambiant. Sur qui voulez-vous que cela influe le plus ? Certainement sur celui qui habite plus près de la frontière », a-t-il dit.

المصدر:
l"orient le jour

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