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Les FL se déchaînent contre Berry et lui réclament des excuses publiques

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Harb somme les chefs politiques d’interdire les tirs de « joie » et Fadlallah les qualifie de « pratiques arriérées»
Les FL se déchaînent contre Berry et lui réclament des excuses publiques


L’affaire des tirs de « joie » qui ont accompagné les apparitions télévisées des leaders de l’opposition ces derniers jours et qui ont fait des blessés parmi la population, dont certains dans un état grave, a provoqué hier une violente réaction de la part des Forces libanaises, qui se sont littéralement déchaînées en particulier contre le président de la Chambre, Nabih Berry.


Dans un communiqué, le bureau de presse des FL à Beyrouth fait état d’un incident survenu dimanche soir au cours duquel Sonia Adib Saadé a été grièvement blessée, place Sassine, par une balle perdue, alors que les partisans de M. Berry célébraient par des tirs de « joie » l’apparition de leur champion sur la NTV.


« Les FL s’adressent au chef de la milice d’Amal, qui dissimule depuis plus d’un an la clé du Parlement, paralysant ainsi le rôle de l’institution mère, et lui demande de retenir ses miliciens déchaînés et de les retirer des rues du monde civilisé ».


« Elles exigent aussi de lui de présenter des excuses publiques à tous les citoyens qui ont été la cible des tirs de sa clique et lesquels étaient dirigés sur eux sous prétexte de tirs de « joie ». Ces excuses doivent toutefois être écrites et non télévisées, afin d’éviter que de nouvelles victimes innocentes ne tombent », poursuit le communiqué.


« Nous lui demandons également une nouvelle fois de s’abstenir de toute apparition médiatique suscitant l’inquiétude et le désespoir des Libanais, ainsi que des destructions dans leurs quartiers, et lui rappelons qu’il n’est nullement habilité à parler au nom des Libanais et à défendre leurs intérêts, lui que tous les blocs parlementaires chrétiens avaient boycotté le jour où il avait été réélu président de la Chambre sur les cadavres de trois citoyens. C’est à son propos qu’il est juste de dire qu’il est illégal, illégitime, contraire au pacte et qu’il représente une agression contre la Constitution », souligne le texte.


Les FL « exhortent par ailleurs les forces de l’ordre à assumer leur devoir de protéger entièrement les innocents, notamment face à cette nouvelle mode que les forces prosyriennes cherchent à imposer dans la vie politique intérieure en terrorisant les gens et en prenant pour cibles leurs vies, leurs biens, leur sécurité et leur tranquillité à chaque fois que s’exprime un des fidèles du régime syrien ».


Elles « demandent aux FSI, à l’armée et à la justice d’agir d’une main de fer, de conduire les criminels en prison et de saisir les armes de parade illégales et pointées en direction des Libanais, d’autant que cette pratique devient répétitive et que personne ne sanctionne les criminels qui font une victime après l’autre ».
Enfin, les FL « s’adressent aux citoyens et les invitent à faire preuve de patience à chaque apparition de l’un des chantres de la fidélité à la Syrie ».


« Achrafieh, qui avait écrasé leurs maîtres, ne sera pas leur souffre-douleur », conclut le communiqué.
De son côté, le député Boutros Harb appelle, dans une déclaration, les chefs politiques à interdire à leurs partisans la pratique « odieuse » et « illégale » des tirs destinés à « marquer leur soutien ou à montrer leur force ».


Relevant que même des armes lourdes sont utilisées en de telles occasions, M. Harb estime que « la majorité écrasante des Libanais est hostile à de tels comportements anormaux et primitifs ».
« Il n’est plus possible de se taire face à ces agissements », poursuit M. Harb, sommant les responsables politiques à « prendre des mesures sérieuses face à cette pratique ».


« Sinon, qu’ils disent franchement à l’opinion qu’ils souhaitent eux-mêmes qu’il y ait des tirs pour marquer leur degré de popularité, et alors les Libanais sauront à quel niveau est parvenue leur société », souligne-t-il.
« Les Libanais en ont assez des fanfaronnades déplacées et de la dérive dans les pratiques illégales, et demandent aux chefs politiques d’assumer leurs responsabilités ou bien de quitter la vie politique », conclut-il.
Enfin, l’uléma chiite Mohammad Hussein Fadlallah a critiqué « les pratiques arriérées consistant à ouvrir le feu à chaque apparition médiatique d’une personnalité religieuse ou politique ».


L’uléma Fadlallah estime que « ces pratiques dénotent une mentalité malsaine exprimant une culture de la nuisance sonore et de la terreur contre autrui et notamment les enfants. Les leaders politiques doivent assumer leurs responsabilités et interdire à leurs partisans de persister dans cette agression continue contre la tranquillité des gens, par tous les moyens de pression possibles. »

 

المصدر:
l"orient le jour

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