Le ministre syrien invite Ryad à user de son influence sur la majorité pour résoudre la crise
Moallem : Celui qui n’assiste pas au sommet ne prononce pas de discours
Moallem : Celui qui n’assiste pas au sommet ne prononce pas de discours
Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem a appelé hier l’Arabie saoudite à « user de sa forte influence sur la majorité pour aider à trouver une solution à la crise politique libanaise ». « Les efforts syriens seuls ne suffisent pas. Les parties arabes qui ont des amitiés et de l’influence au Liban doivent déployer leurs efforts », a-t-il ajouté lors d’un discours devant ses homologues arabes réunis pour parachever les préparatifs du sommet de Damas.
Walid Moallem a en outre indiqué que « la Syrie veut une solution au Liban basée sur l’entente entre les parties, et elle apprécie les efforts de la Ligue arabe ». « Damas est la première à pâtir de la crise libanaise. Nous serons les premiers à bénéficier de la stabilité au Liban », a affirmé le ministre syrien.
A l’issue de la réunion des chefs de diplomatie arabes et lors d’une conférence de presse conjointe avec Amr Moussa, le ministre syrien a affirmé que « le président Bachar el-Assad était prêt à étudier le dossier libanais dans ses menus détails, lors du sommet, si Beyrouth avait décidé de prendre part à la rencontre ».
Et lorsqu’une journaliste a posé à Amr Moussa une question portant sur la possibilité de la diffusion de l’allocution télévisée du Premier ministre Fouad Siniora lors du sommet, Walid Moallem a prié « monsieur le secrétaire général de lui permettre de répondre à sa place », pour lancer que « celui qui ne participe pas à la réunion ne prononce pas de discours, point final ».
De son côté, Amr Moussa a annoncé que le sommet arabe devrait adopter deux résolutions à l’égard du Liban. « La première exprimera notre solidarité avec le Liban en matière de développement et de stabilité. La seconde réitérera le soutien arabe au plan de la Ligue ainsi qu’à la médiation que je mène pour permettre son application », a-t-il précisé.
Le secrétaire général de la Ligue arabe a enfin indiqué qu’il devrait revenir à Beyrouth dans les prochains jours.
Par ailleurs, l’ambassadeur syrien auprès de la Ligue s’est déchaîné contre le gouvernement Siniora qu’il a qualifié de « partie prenante au projet américain ». « Ce cabinet entrave le dénouement de la crise libanaise pour rester au pouvoir », a-t-il estimé.