Murr répond à Moallem : « L’occasion en or, c’est peut-être de ne pas se rendre à Damas »

Le député du Metn n’ira plus, sans invitation, aux réunions du bloc aouniste
Murr répond à Moallem : « L’occasion en or, c’est peut-être de ne pas se rendre à Damas »


Le député Michel Murr a affirmé hier qu’il approuve la non- participation du Liban au sommet de Damas.
« Je n’accepte pas que M. Fouad Siniora me représente au sommet ; tant que le siège présidentiel est vacant, eh bien, il est vacant ! » a-t-il expliqué.


Contrairement à l’avis du ministre syrien des AE, Walid Moallem, qui avait affirmé qu’en ne se rendant pas à Damas, le Liban « a perdu une occasion en or », M. Murr a affirmé : « L’occasion en or, c’est peut-être de ne pas se rendre à Damas. »


« L’absence du Liban au sommet s’explique tout simplement par l’absence d’un président », a-t-il conclu à ce sujet.


Sur un autre plan, le député Michel Murr a annoncé qu’il n’assistera plus aux réunions du Bloc du changement et de la réforme de M. Michel Aoun, « à moins d’y être invité ».


M. Murr, qui bavardait avec les journalistes à l’issue d’un entretien avec la chargée d’affaires de l’ambassade US, Michelle Sisson, a affirmé qu’il n’est pas « en désaccord » avec le chef du CPL, mais qu’il s’en démarquait.
« Se démarquer est une chose, être en mauvais termes en est une autre. Ma décision politique est indépendante. Cela ne veut pas dire que je suis en mauvais termes avec le général Aoun. Si, la semaine prochaine, je dois lui rendre visite, je le ferai. Quant aux réunions de son bloc, si je n’y suis pas invité, je n’y assisterai pas », a dit M. Murr.


Par ailleurs, commentant les efforts de médiation déployés par l’archevêque maronite de Beyrouth entre Bkerké et Rabié, M. Murr a affirmé : « Je ne me mêle pas de cette question interne à la communauté maronite. Mais je suis en faveur de tout ce qui conduit à une réconciliation interchrétienne. »


Sur un autre plan, M. Murr a affirmé qu’il n’approuve pas ceux qui rejettent l’appel au dialogue lancé par le président de la Chambre, Nabih Berry, pour la période qui suivra le sommet arabe.


« L’appel du président Berry est très important, a-t-il affirmé, indépendamment des résultats éventuels du sommet arabe, à moins évidemment qu’une solution rapide ne soit préconisée. Mais si M. Berry constate que le sommet n’a rien donné de concret au sujet d’un règlement de la crise, il appellera à la tenue d’une table ronde de dialogue. Toutefois, je ne suis pas d’accord avec ceux qui considèrent que ce dialogue doit être précédé de l’élection d’un président de la République. C’est réclamer l’impossible. Mais je pense que là où Walid Joumblatt, Saad Hariri, Samir Geagea, Amine Gemayel ou Michel Aoun sont présents, c’est un peu tous les députés de ces blocs qui sont présents. »


Et de souhaiter, incidemment, que M. Hariri soit réellement le prochain Premier ministre.

المصدر:
l"orient le jour

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