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Sfeir : « L’influence de la Syrie est plus fortement ressentie

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Sfeir : « L’influence de la Syrie est plus fortement ressentie qu’elle ne l’était à l’époque de sa présence militaire

 
« L’influence de la Syrie est plus fortement ressentie, aujourd’hui, qu’elle ne l’était quand l’armée syrienne se trouvait au Liban, mais elle s’exerce par d’autres moyens », a affirmé hier le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, dans un entretien à bâtons rompus avec les correspondants de presse en poste à Bkerké, qui lui ont présenté leurs vœux de Pâques.


Par ailleurs, le chef de l’Eglise maronite a jugé qu’un replâtrage du gouvernement « n’a pas de sens quand six ministres sont démissionnaires et exercent leurs fonctions de façon sélective ».


Et de rappeler que, par le passé, « quand une crise gouvernementale éclatait, on formait un gouvernement restreint de quatre ministres, pendant qu’on s’employait à régler la crise, et avant qu’un nouveau gouvernement soit mis en place ».


« Il s’agit là d’une idée parmi d’autres, qui sont en cours de discussion », a ajouté le patriarche.
Contrairement à beaucoup de personnalités du 14 Mars, le patriarche a jugé que l’invitation au dialogue lancée par le président de la Chambre, Nabih Berry, « vaut mieux que le dialogue dans la rue », tout en espérant que les « secousses » soient épargnées au Liban.


Mais le patriarche a mis en garde contre les discours enflammés, estimant que « la guerre commence souvent par des mots »…


Enumérant les divers blocages qui affectent les institutions, le patriarche a déploré cet « éclatement », soulignant que les Libanais « ne savent plus comment sortir de leur crise ».


Toutefois, le dignitaire religieux chrétien s’est félicité de l’échec des « tentatives de diviser l’armée ».
Pourtant, il a déploré le fait que « certains responsables politiques n’ont pas conscience des dangers qui menacent le pays », réclamant « l’élection sans retard d’un président, avant toute autre démarche » et faisant assumer à tous sans exception, et d’abord aux chrétiens divisés, la responsabilité de la vacance de la fonction présidentielle.


Enfin, le patriarche a souhaité « que s’élargisse » la démarche de réconciliation entreprise par Mgr Boulos Matar, entre le siège patriarcal et les députés Sleimane Frangié et Michel Aoun.

المصدر:
l"orient le jour

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