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Kabbani et Zahra d’accord : un président d’abord

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La majorité poursuit ses attaques contre le sommet de Damas et rejette la nouvelle initiative de Berry
Kabbani et Zahra d’accord : un président d’abord


La majorité a poursuivi hier sa campagne contre la proposition du président de la Chambre, Nabih Berry, d’appeler à une nouvelle table du dialogue national et elle a multiplié les déclarations mettant l’accent sur ce qu’elle considère être l’échec du sommet de Damas. Le député du Courant du futur, Mohammad Kabbani, s’est ainsi demandé si le retour au dialogue est la solution. « En principe, l’appel au dialogue est toujours une bonne chose, a encore ajouté M. Kabbani, mais les dialogues bilatéraux, et même quadripartites, ont montré leurs limites. Ce qui est requis aujourd’hui, c’est l’application de l’initiative arabe et plus particulièrement l’élection d’un président de la République. »

 

Selon M. Kabbani, le lieu privilégié du dialogue serait donc la salle plénière du Parlement, non les salons annexes où s’est déroulé précédemment le dialogue, qui s’est heurté par la suite à de nombreux obstacles. M. Kabbani a conclu en affirmant qu’« il est désormais clair qu’un dialogue dans le genre de celui qui a eu précédemment lieu est inutile et ne sert qu’à faire passer le temps ».


Même discours, un peu plus virulent, pour le député membre du bloc des Forces libanaises, Antoine Zahra, qui a, en plus, insisté sur l’échec, selon lui, du sommet de Damas. Pour lui, comme pour le mouvement de l’Option libanaise, le dossier libanais a fait échouer le sommet de Damas, puisque la Syrie a refusé de répondre aux exigences arabes et internationales de faciliter l’élection d’un président. De même, pour M. Zahra, sur les autres dossiers arabes, le sommet de Damas n’a rien apporté de nouveau. Le député FL a encore affirmé que le sommet de Damas a renforcé l’influence de l’Iran sur les pays arabes, puisque, selon lui, c’est Téhéran qui se chargera du suivi des questions en suspens du sommet.


M. Zahra a encore dénoncé « le refus de la Syrie d’assumer ses responsabilités à l’égard du Liban en considérant que la crise actuelle est purement interne. Depuis le retrait de ses forces du Liban, la Syrie n’a cessé d’affirmer qu’elle est favorable à toute décision sur laquelle les Libanais sont d’accord, tout en prenant bien soin d’empêcher un tel accord ».


M. Zahra a encore rappelé que la condition préalable à la reprise d’un dialogue interne est l’élection d’un président de la République, qui, lui, présiderait le dialogue au palais de Baabda. Il a aussi ajouté que le président Berry a reconnu lui-même être une partie, et, par conséquent, il ne peut plus initier lui-même le dialogue qui a besoin « d’un parrain neutre et consensuel comme le futur président ».


M. Zahra a enfin critiqué l’ancien ministre Sleimane Frangié, accusé, selon lui, « de ne pas être encore sorti de l’ère syrienne et de vouloir y faire entrer tout le monde. Il a beau qualifier ses relations avec la Syrie de relations respectueuses, il est en fait l’instrument de la politique syrienne et un simple exécutant »…


Le mouvement de l’Option libanaise a constaté, de son côté, que, grâce au boycott du sommet, le Liban a été particulièrement présent à Damas. Dans un communiqué publié hier, ce mouvement a accusé Damas de ne pas vouloir de solution au Liban, car ce pays reste la dernière carte qu’il détient. Le mouvement a encore attiré l’attention des Libanais sur la possibilité de troubles sécuritaires et de menaces contre leur entité.

المصدر:
l"orient le jour

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