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Khaddam accuse le régime de Damas d’avoir assassiné Moghniyé

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Khaddam accuse le régime de Damas d’avoir assassiné Moghniyé
Ecarté du pouvoir, Assef Chawkat aurait fait envoyer son épouse et des dossiers importants en Europe


L’ancien vice-président syrien, Abdel Halim Khaddam, a accusé le régime syrien d’avoir assassiné le cadre militaire du Hezbollah, Imad Moghniyé, et d’essayer d’attribuer ce crime à des parties déterminées, au service de ses propres intérêts. Il a également indiqué que le président Bachar el-Assad a écarté du pouvoir le chef des SR syriens, Assef Chawkat, qui est également son beau-frère, alors que de sources syriennes, citées par Nowlebanon.com, on indiquait que sa sœur, Bouchra, s’est réfugiée en Europe avec ses enfants, à cause des conflits au sein du clan Assad.


Dans une interview à la Future News, M. Khaddam a exclu la possibilité que la voiture de Moghniyé ait été piégée au Liban. Il a affirmé que le président syrien a profité de l’attentat qui s’est produit en février à Damas afin d’écarter Assef Chawkat « qui avait révélé que le véhicule avait été piégé au Liban, pour le remplacer par son propre cousin, Hafez Makhlouf ». « Assad et Makhlouf ont réfléchi ensemble pour essayer de trouver un bouc émissaire à qui attribuer le crime », a-t-il poursuivi en qualifiant de « naïves » les informations distillées par le régime syrien, selon lesquelles des services arabes de sécurité seraient impliqués dans l’attentat contre Moghniyé. « Son objectif était d’user de pressions sur certains pays arabes pour les amener à participer au sommet de Damas », a-t-il dit, affirmant que, selon les conclusions de l’enquête menée par Chawkat, le véhicule de Moghniyé aurait été piégé au Liban. « C’est à ce niveau que Bachar el-Assad est intervenu. Il a écarté Chawkat et nommé Hafez Makhlouf pour diriger l’enquête. Selon ce dernier, ce n’est pas la voiture de Moghniyé qui a sauté, mais un véhicule piégé garé au bord de la route que le responsable du Hezbollah devait emprunter », a expliqué M. Khaddam.


Selon lui, si le président syrien a écarté son beau-frère, « c’est parce que ce dernier était intelligent, ambitieux, et qu’il avait réussi à tisser un réseau de connaissances internationales, qui indisposait Assad ».


De sources syriennes concordantes, citées par le site d’informations Nowlebanon, « le conflit entre le président syrien et son beau-frère s’est tellement exacerbé dernièrement que ce dernier a envoyé son épouse, Bouchra, et leurs deux enfants en Europe où ils s’y trouvent depuis deux mois, et a fait sortir de Syrie des dossiers importants, en attendant que les intentions de Bachar el-Assad à son égard se clarifient ». Chawkat a agi de la sorte « lorsqu’il lui est apparu que son beau-frère envisageait de l’accuser de négligence dans l’enquête sur l’assassinat de Moghniyé et que cela était un prélude pour se débarrasser de lui et pour clôturer peut-être d’autres sujets délicats ».


Selon les mêmes sources, Chawkat « a demandé à des connaissances arabes de faciliter le séjour de son épouse en dehors de Damas et a présenté une demande similaire à un responsable français de sécurité dont il est très proche, après avoir réalisé qu’un plan se préparait pour l’écarter du pouvoir, afin de pouvoir clôturer certains dossiers importants ».


Sur un autre plan, M. Khaddam a indiqué à la Future News que « le régime syrien avait fourni des armes au général Michel Aoun lors de la guerre dite d’élimination pour l’aider à neutraliser les Forces libanaises, dont le chef, Samir Geagea, était tenu pour responsable par Damas de l’abrogation de l’accord tripartite ».

المصدر:
l"orient le jour

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