#adsense

Le Premier ministre rencontre Moussa, Aboul Gheit et Srour au Caire avant de se rendre aux Emirats

حجم الخط

Le Premier ministre rencontre Moussa, Aboul Gheit et Srour au Caire avant de se rendre aux Emirats
Siniora appelle les Arabes à mettre un terme à « l’injustice commise par la Syrie envers le Liban »


Le Premier ministre a achevé hier sa visite au Caire par une réunion avec le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Fouad Siniora a en outre accusé la Syrie « d’être injuste envers le Liban », ajoutant que « nous nous orientons vers la tenue d’une réunion exceptionnelle des ministres arabes des AE pour poser les problèmes en toute franchise ». Le président du Conseil a également martelé, en allusion à peine voilée à Nabih Berry, qu’« il appartient au chef de l’Etat de présider le dialogue national et non à une partie biaisée ».


Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue conjointement avec le Premier ministre Fouad Siniora, Amr Moussa a souligné pour sa part que « plusieurs pays arabes, dont la Syrie, l’Egypte et l’Arabie saoudite, seront contactés pour faciliter le déroulement de la médiation arabe et le dénouement de la crise libanaise ». « Nous sommes confrontés à une crise grave des relations syro-libanaises. Nous devons assumer une grande responsabilité face à ce problème. Nous sommes tous au courant des motifs qui ont incité certains pays à ne pas prendre part au sommet », a-t-il en outre noté, en réponse aux questions de la presse.


De son côté, Fouad Siniora a réitéré son appel aux pays arabes de « régler la crise des relations syro-libanaises que nous voudrions excellentes ». « Nous nous orientons vers la tenue d’une réunion exceptionnelle des chefs de diplomatie arabes pour étudier ce dossier en toute franchise, afin de parvenir à une solution fraternelle qui puisse préserver les intérêts arabes », a-t-il poursuivi.


«Toutes les parties sont d’accord sur le principe de formation d’un gouvernement d’union nationale. Mais ce point doit être évoqué au lendemain de l’élection d’un chef de l’Etat, car le scrutin présidentiel ne doit pas être obstrué par des conditions rédhibitoires », a-t-il également souligné en réponse aux questions des journalistes.
Le président du Conseil a une nouvelle fois averti qu’« il est inadmissible de prendre le Liban en otage pour extraire une rançon d’un autre pays frère ». « Certaines parties considèrent que (la crise libanaise est la conséquence) d’un conflit syro-saoudien. Mais il ne faut pas exploiter ce problème pour engranger des bénéfices politiques. Il y a un problème entre les deux pays frères. Et ce différend doit être résolu par une action arabe rapide et sérieuse », a-t-il souligné.


Prié de commenter l’appel du président de la Chambre Nabih Berry au dialogue, Fouad Siniora a affirmé que « les négociations sont le meilleur moyen de résoudre les différends ». « Mais qui a interrompu le dialogue ? Le véritable dialogue doit être mené au Parlement, qui est fermé depuis 17 mois, sous l’égide du chef de l’Etat, et non sous la présidence d’une partie biaisée », a-t-il ajouté.


« Nous sollicitons l’aide de nos frères arabes pour régler notre différend avec la Syrie. Nous ne voulons que le bien pour les Syriens, mais Damas est injuste envers le Liban. Notre pays subit depuis trois décennies une situation inacceptable et des tentatives visant à anéantir les fondements de son Etat », a enfin martelé le chef de l’Exécutif.


Par ailleurs, avant de quitter Le Caire, le Premier ministre a tour à tour rencontré le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmad Aboul Gheit, le conseiller du président soudanais, Moustapha Osmane Ismaïl, et le président du Parlement égyptien, Ahmad Fathi Srour. Fouad Siniora s’est ensuite rendu aux Emirats arabes unis où il devrait être reçu par les principaux responsables émiratis.

المصدر:
l"orient le jour

خبر عاجل