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Le 14 Mars discute de l’accord de Taëf et des conditions pour bâtir un Etat moderne

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Le 14 Mars discute de l’accord de Taëf et des conditions pour bâtir un Etat moderne


Les forces du 14 Mars ont lancé hier à l’hôtel Le Bristol leur premier atelier de travail sur le thème « L’accord de Taëf et les conditions pour bâtir un Etat moderne », à l’occasion de la 33e commémoration de la guerre civile, en présence des députés Samir Frangié et Moustapha Allouch. Un débat sur le document politique de l’alliance a ensuite suivi.


Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le secrétaire génénral du 14 Mars, Farès Souaid, a indiqué que « les discussions vont être axées sur le document politique présenté au BIEL (le 14 mars dernier) et sur l’impact de ce document. Nombreux sont ceux qui ont émis des critiques constructives sur ce document dans le but de l’améliorer. Ce document n’est pas hermétique et son importance réside dans le fait qu’il est ouvert au débat car cela contribuerait à son enrichissement ». M. Souaid a précisé que les réactions concernant le document du 14 Mars ont émané des forces politiques libanaises, des pays voisins, notamment l’Egypte, et des pays occidentaux. Le débat a également eu lieu « au sein des partis et courants politiques », a-t-il ajouté.


En guise de synthèse de toutes ces réactions, a ajouté Farès Souhaid, deux sujets principaux doivent être retenus : d’abord le fait qu’au Liban, « il existe deux cultures, ce qui veut dire que le consensus n’est pas possible » dans ce pays. Concernant d’autre part « la collusion irano-israélienne », beaucoup de réactions ont aussi pu être notées, a souligné M. Souhaid. Sur la partie traitant de l’édification de l’Etat, il existe « plusieurs points de vue ». « Il y a ceux qui pensent que l’accord de Taëf est incapable d’édifier un Etat moderne capable de gérer les relations libano-libanaises (…) Un autre point de vue estime que si Taëf parvient à être appliqué réellement, dans son esprit et dans sa philosophie, il y aura une possibilité de le faire évoluer et de faire de cet accord un cadre pour une administration moderne. »


Le député de Zghorta Samir Frangié a de son côté commenté le document politique du 14 Mars durant l’atelier de travail qui a été tenu à huis clos. M. Frangié s’est attardé sur la notion de « culture de l’exclusion et culture du lien », ainsi que sur le concept de « contrat social libanais ».


Par ailleurs, le député Mohammad Hussein Chamseddine a axé son allocution sur « la culture de la résistance dans son acception religieuse, nationale, ainsi que ses liens avec l’étranger et l’agenda régional ».
La deuxième session de l’atelier de travail a été consacrée à l’accord de Taëf et c’est le secrétaire général du mouvement du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, qui a alors pris la parole et a axé son intervention sur l’accord de Taëf proprement dit, mais aussi sur « le mécanisme des ateliers de travail qui se dérouleront durant trois mois et déboucheront sur un document final ». Le professeur Antoine Messarra a pour sa part énuméré les « moyens tendant à l’édification d’un Etat moderne » et a expliqué les critères sur lesquels sont fondés « l’Etat, le gouvernement et le Parlement ».

المصدر:
l"orient le jour

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