Les mouvements en faveur de l’élection

Les mouvements en faveur de l’élection du commandant de l’armée s’étendent à Zahlé et à Beyrouth 


Après le Metn et Jbeil, c’était ce week-end au tour des présidents des municipalités et des moukhtars de la Békaa centrale et du caza de Zahlé d’organiser un rassemblement pour revendiquer l’élection immédiate du commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, à la présidence de la République. Le rassemblement a eu lieu au « Grand Hôtel Kadri », en l’absence d’un représentant officiel de la municipalité de Zahlé-Ma’allaqa, de la Chambre de commerce et d’industrie de Zahlé et de la Békaa, et de la plupart des moukhtars de la ville de Zahlé. La réunion avait pour thème « Le refus du vide présidentiel et le rétablissement du rôle naturel des institutions législatives et exécutives ». De nombreuses personnalités religieuses, politiques, syndicales, économiques et autres, venant de Zahlé et du reste de la Békaa, étaient présentes, ainsi que plusieurs représentants de la société civile.


Le président de la Fédération des municipalités de Zahlé et président du conseil municipal de Ferzol, Ibrahim Nasrallah, a donné le ton quand il a déclaré que « ce rassemblement n’est dirigé contre personne, et il ne se place pas en faveur d’un camp contre l’autre, mais il est simplement destiné à appuyer la volonté des Libanais, des frères arabes, des pays européens et américains, et de la communauté internationale de voir le général Sleimane élu président de la République ». Il a catégoriquement rejeté les accusations du Bloc populaire (les députés de Zahlé) selon lesquelles ce mouvement est une « création des services de sécurité », revendiquant par là le droit des municipalités à soutenir l’élection présidentielle.


Comme en écho aux mouvements des élus dans les régions, une rencontre a rassemblé samedi à l’hôtel Riviera les députés de Beyrouth, les membres du conseil municipal de la capitale, les moukhtars et les instances économiques, dans le même objectif de revendiquer l’élection du général Sleimane. Selon le député Mohammad Kabbani, « le devoir national nous commande de pousser un même cri d’alarme pour revendiquer la tenue d’une séance parlementaire et l’élection immédiate d’un président de la République, surtout que l’identité de celui-ci est connue et qu’il est le fruit d’un consensus, sachant qu’il n’est pas permis de poser des conditions à son élection avant même son arrivée au pouvoir ».


Comme d’autres interlocuteurs durant cette même réunion, M. Kabbani a attaqué le sit-in de l’opposition au centre-ville, qui se poursuit depuis près d’un an et demi. « Levez l’occupation du centre-ville, s’est-il écrié. Ces tentes n’ont plus aucun rôle à part de nuire à l’économie nationale par la paralysie du centre-ville de la capitale, symbole de la prospérité du Liban aux yeux du monde. Ces tentes font plus de tort à leurs propriétaires qu’aux autres. »


Pour sa part, l’ancien ministre Mohammad Abdel Hamid Beydoun a estimé que « les mouvements populaires initiés par les présidents et les membres des conseils municipaux afin d’appuyer l’élection du général Sleimane à la présidence de la République sont une sorte d’intifada populaire face à la crise, et face aux forces politiques qui exacerbent cette crise sans respect pour l’intérêt du Liban et des Libanais ».


Pour lui, « ces mouvements doivent se généraliser dans les régions libanaises et vont transformer le général Sleimane d’un candidat consensuel à un début de projet national visant à sortir le Liban de cette dichotomie et à concevoir une solution libanaise à la crise ». Il a attaqué les forces politiques responsables du vide présidentiel actuel, estimant que ce fait les décrédibilise, quels que soient les prétextes qu’elles invoquent pour expliquer leurs actions.

المصدر:
l"orient le jour

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