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« Aoun est-il conscient de ce que le parti chiite fait au Metn

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« Aoun est-il conscient de ce que le parti chiite fait au Metn ? » s’interroge l’ancien ambassadeur
Johnny Abdo fait état d’un grave noyautage des institutions étatiques par le Hezbollah afin de les soumettre


L’ancien ambassadeur du Liban à Paris et ancien directeur des renseignements de l’armée libanaise, Johnny Abdo, a affirmé, dans une interview à la Voix du Liban, que « le Hezbollah et le Courant patriotique libre (du général Michel Aoun) sont favorables au vide (au niveau de la présidence de la République) car cela leur permet d’éviter de rendre des comptes, en sus du fait que l’édification de l’Etat du Hezbollah nécessite la non-édification de l’Etat libanais ».


M. Abdo a fait état sur ce plan d’informations « extrêmement graves qui apparaîtront au grand jour dans deux ou trois semaines au sujet du noyautage des institutions de l’Etat par le Hezbollah afin de les soumettre ». L’ancien ambassadeur a affirmé sur ce plan l’existence de « grands scandales » portant sur « des agressions contre l’Etat et des menaces proférées contre tous ceux qui dévoilent ces affaires ». « Il existe un noyautage au Metn, au Liban-Nord, au Sud, un peu au Chouf, dans une large mesure à Beyrouth, a déclaré Johnny Abdo. Ce noyautage signifie qu’un Etat est en train d’être édifié au détriment de l’Etat. »


Et l’ancien directeur des renseignements d’ajouter : « Le coup de force contre l’Etat est en cours et il ne se limite pas aux agressions contre les forces de l’ordre. Lorsque les fonctionnaires auront le sentiment qu’ils ne sont pas couverts, les milices, et plus particulièrement les forces militaires et politiques du Hezbollah, s’emploieront à soumettre ces fonctionnaires. »


« Le général Michel Aoun est-il conscient de ce que le Hezbollah fait au Metn ? » s’est interrogé Johnny Abdo. « Qu’il (Michel Aoun) s’informe de ce qu’est devenu le réseau téléphonique du Hezbollah au Metn. Cette région deviendra un front de combat contre Israël en cas de guerre, a-t-il affirmé. Auparavant, la route de Jérusalem passait par Jounieh. Aujourd’hui, elle passe par le Metn. »

 

L’affaire des quatre officiers


Après avoir estimé que le vide au niveau de la présidence de la République « ne durera pas longtemps », M. Abdo a invité la majorité à élire le président sans délai, pressant le patriarche maronite à assurer une couverture politique à une éventuelle élection à la majorité absolue. Par ailleurs, l’ancien ambassadeur a estimé que la récente proposition de Nabih Berry portant sur une simple déclaration d’intention concernant le gouvernement d’union et la loi électorale en contrepartie de l’élection du général Michel Sleimane pourrait être l’indice d’un assouplissement de la position syrienne. « Cette proposition pourrait signifier que Nabih Berry a peut-être été chargé par le régime syrien de rechercher une porte de sortie, a déclaré l’ancien ambassadeur.

 

 Des propositions alléchantes ont peut-être été faites au régime syrien afin de faciliter l’élection d’un président sans conditions, en contrepartie de l’acceptation de l’idée selon laquelle les attitudes hostiles libanaises à l’égard du régime syrien ne sont pas éternelles et que, de ce fait, il est possible de rétablir les ponts avec la majorité souverainiste ou les pays arabes. » M. Abdo a souligné sur ce plan que « nul ne peut entraver l’action du tribunal international et, par conséquent, il ne saurait y avoir de marchandage à ce niveau, même si le coup d’envoi du tribunal pourrait marquer un certain retard ».


M. Abdo a par ailleurs mis l’accent sur l’importance des actions organisées au plan populaire en faveur de l’élection du général Sleimane, « d’autant, a-t-il précisé, que le courant aouniste accuse le général Sleimane de ne pas bénéficier d’une base populaire chrétienne ».


En ce qui concerne la campagne menée en faveur de la libération des quatre officiers arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, M. Abdo s’est élevé contre les atteintes à la justice émanant soit de Jamil Sayyed, soit des avocats de la défense. L’ancien ambassadeur a relevé à ce sujet que les interventions télévisées des avocats de la défense sont contraires à la législation relative à la profession d’avocat. Rappelant que du temps de Jamil Sayyed, les détenus n’avaient même pas le droit de lire des revues, fussent-elles à caractère « artistique », Johnny Abdo a déclaré : « Comment Jamil Sayyed peut-il se permettre de prétendre que la justice aujourd’hui est moins indépendante que la justice du temps de Adnane Addoum ? »

المصدر:
l"orient le jour

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