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Le chef du Courant du futur insiste sur la présidentielle, comme priorité, avant le dialogue

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Tournée du député de Beyrouth auprès de plusieurs responsables politiques, religieux et diplomatiques
Le chef du Courant du futur insiste sur la présidentielle, comme priorité, avant le dialogue


De retour à Beyrouth, le chef du Courant du futur, Saad Hariri, a entamé depuis samedi une tournée auprès des responsables politiques et chefs religieux du pays, pour leur faire part des résultats des contacts qu’il effectue, aux deux niveaux arabe et international, afin de favoriser un dénouement à la crise et de discuter avec eux des moyens susceptibles de garantir l’élection d’un président de la République, le 13 mai. Dans ses déclarations à la presse, il a mis l’accent sur la priorité que constitue l’élection d’un chef de l’Etat. Il n’a pas rejeté l’appel au dialogue, lancé par le président de la Chambre, Nabih Berry, mais a souligné qu’il doit suivre l’organisation de la présidentielle. M. Hariri a en outre mis l’accent sur son alliance indéfectible avec le chef du PSP, Walid Joumblatt.


Entre samedi et hier, le chef du Courant du futur a eu des entretiens consécutifs avec M. Joumblatt, le président supérieur des Kataëb, Amine Gemayel, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, le métropolite Elias Audi, le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, et le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, le cheikh Akl druze, cheikh Naïm Hassan, ainsi qu’avec les députés du 14 Mars Jawad Boulos, Ammar Houry, Riad Rahhal, Moustapha Allouche, Mohammad Hajjar, Badr Wannous, Hagop Kassarjian, Bassem Chab, Serge Tersarkissian, Azzam Dandachi, Hachem Alameddine, Mohammad Kabbani, Mahmoud Mrad, Mohammad Itani et Moustapha Hachem, puis, tour à tour, la chargée d’affaires américaine, Michelle Sison, le chargé d’affaires de France, André Parant, et l’ambassadeur d’Egypte, Ahmad Fouad el-Bidiaoui.


« Nous avons discuté de l’appel au dialogue lancé par M. Berry, qui est important. Mais, plus importante encore, est l’élection d’un président de la République. Nous avons participé à la première conférence de dialogue et nous avions enregistré des acquis. Mais il existe aujourd’hui une priorité qui est la présidentielle. Personne ne peut affirmer le contraire. Peut-on accepter qu’il n’y ait pas de président de la Chambre ou de Premier ministre ? Pourquoi faut-il poser des conditions à l’élection d’un chef de l’Etat ? Nous n’avons pas d’objection à nous rendre à une nouvelle conférence de dialogue, mais nous voulons savoir que le 13 mai nous élirons un chef de l’Etat. C’est ce qui nous importe. Nous avons aussi assuré que la présidence de la République est la base de tout dialogue. Il est normal qu’il y ait un chef de l’Etat qui soit un arbitre entre les Libanais. » Tenus au terme de son entretien avec le chef du PSP, ces propos de M. Hariri reprennent en gros les idées qu’il a développées après chacune de ses réunions.

 

Le caza pour les législatives


M. Joumblatt devait abonder dans le même sens, précisant qu’il avait accepté le principe du dialogue lorsqu’il s’était rendu auprès de M. Berry, mais qu’il faut, « en priorité, respecter le processus institutionnel et élire un président de la République ». « Si le blocage persiste (…), cela affectera même la présidence de la Chambre, car sa crédibilité sera édulcorée », a ajouté M. Joumblatt, avant d’insister sur le point selon lequel il fait partie intégrante du 14 Mars et qu’il est nécessaire d’avoir des garanties au sujet de la présidentielle avant de se lancer dans un dialogue.


A son tour, M. Hariri a qualifié d’« anormaux » les reports répétés de la séance parlementaire électorale et souligné son alliance indéfectible avec le chef du PSP « qui estime lui aussi que la présidentielle est la base de tout dialogue ». « Cette fois, a-t-il dit, nous devons tous nous rendre au Parlement et doter la république d’un président. Nous n’avons aucune objection à reprendre le dialogue, mais qu’on garantisse d’abord l’organisation de la présidentielle le 13 mai. » « Soyons réalistes, a observé M. Hariri. Si nous engageons un dialogue sans que celui-ci ne débouche sur l’élection d’un président, il aboutira seulement à une nouvelle fermeture du centre-ville. Je ne suis pas contre un gouvernement d’union nationale. Nous sommes aussi pour une loi électorale fondée sur le caza comme circonscription électorale. Il faut cependant respecter les priorités. »
Il a posé une série de questions au sujet du dialogue souhaité par M. Berry, en se demandant notamment si le chef du CPL, le général Michel Aoun, et le secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, y participeront et en s’interrogeant sur l’agenda proposé.


Il a indiqué qu’il va tenter de tenir une réunion avec M. Berry, « afin de favoriser une convergence de vues qui pourrait faciliter l’échéance présidentielle », en insistant à plusieurs reprises sur l’élection du général Michel Sleimane à la tête de l’Etat.

المصدر:
l"orient le jour

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