Une médiation entre Damas et Riyad n’est pas nécessaire », affirme le chef de la diplomatie saoudienne
Saoud el-Fayçal appelle à l’élection de Sleimane avant la révision de la loi électorale
Saoud el-Fayçal appelle à l’élection de Sleimane avant la révision de la loi électorale
L’Arabie saoudite a réitéré, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Saoud el-Fayçal, son appel à l’élection sans délai d’un président de la République. « Nous souhaitons que la date du 13 mai soit celle de l’ouverture des portes du Parlement et de l’élection du candidat consensuel Michel Sleimane, en vue de former un gouvernement d’union nationale et de réviser la loi électorale », a ainsi affirmé le chef de la diplomatie saoudienne, lors d’une conférence de presse qu’il a tenue conjointement avec son homologue norvégien.
Les deux ministres ont évoqué le dossier libanais « à la lumière de l’initiative arabe » et ont fait état « d’une convergence de points de vue autour du soutien du gouvernement libanais et de l’entente interlibanaise dans le cadre des institutions étatiques ».
Ripostant implicitement aux propos du ministre syrien des AE, Walid Moallem, qui avait accusé les parties prenantes à la réunion des « amis du Liban » au Koweït de chercher à « internationaliser la crise libanaise », Saoud el-Fayçal a affirmé que « le dossier libanais est présent sur la table de l’ONU et de la Ligue arabe, et le Liban a beaucoup d’amis de par le monde, qui le soutiennent ». « L’internationalisation répond aux orientations de la politique arabe et ne risque pas d’arracher le dossier libanais au cadre arabe », a-t-il ajouté.
Répondant à une question portant sur une éventuelle visite du président syrien Bachar el-Assad à Riyad, le ministre saoudien a affirmé « ne pas être au courant d’une telle éventualité ». « Le président syrien n’a pas déposé de demande en ce sens. Mais je ne pense pas qu’il y ait besoin de médiation entre la Syrie et l’Arabie saoudite. Nous avons des relations et des contacts directs (avec Damas) », a-t-il conclu.