Sleiman à Doha : Les relations avec le Liban passent désormais par l’État

Sleiman à Doha : Les relations avec le Liban passent désormais par l’État

SOMMET Dans son allocution devant ses homologues arabes, le président de la République a souligné que « les législatives doivent se dérouler loin de toute influence négative étrangère ou interne ».
Dans son allocution lors de la séance inaugurale du sommet arabe au Qatar, le président de la République, Michel Sleiman, a rappelé qu” «il y a près d”un an, Doha a réussi, en collaboration avec le comité ministériel arabe et le secrétariat général de la Ligue arabe, à mettre un terme aux divisions et aux tensions qui régnaient sur la scène libanaise et à jeter les fondements d”une entente inter-libanaise».

«Depuis, la situation au Liban a connu des progrès sensibles qui se sont concrétisés à travers l”élection d”un chef de l”État, la formation d”un gouvernement d”union nationale, la redynamisation des institutions et l”instauration d”un climat de calme, a-t-il ajouté. Nous avons lancé le dialogue national afin de nous entendre sur une stratégie de défense et appliquer les décisions adoptées à l”unanimité (par les Quatorze) en 2006, notamment en ce qui concerne l”armement palestinien à l”extérieur des camps. Les relations syro-libanaises ont été remises sur les rails et les deux pays ont échangé des ambassadeurs. Désormais, les relations entre le Liban et les autres pays arabes, régionaux ou autres, passent à travers l”État et notamment la magistrature suprême et les différentes institutions ».

« Nous nous apprêtons aujourd”hui à organiser des élections honnêtes et libres qui se dérouleront le 7 juin dans un climat que nous voulons calme et démocratique », a également souligné le chef de l”État. « Nous voulons que ces législatives se déroulent loin de toute influence négative, étrangère ou interne, a-t-il poursuivi. Et nous souhaitons que cette échéance puisse générer une nouvelle dynamique dans la gestion des affaires de l”État et le fonctionnement des institutions et dissiper toute forme de tension politique. »

Évoquant la situation au Liban-Sud, Michel Sleiman a noté que « la plupart des territoires occupés ont été libérés en 2000 grâce à la solidarité entre le peuple, l”armée et la Résistance qui ont réussi à affronter l”agression israélienne criminelle de 2006 ». « Il reste que nous continuons à affronter de nombreux défis en la matière, a-t-il souligné. Il s”agit de la libération des territoires qui sont toujours occupés, de l”application de la 1701, de l”affrontement des violations israéliennes de notre souveraineté, de la lutte contre le terrorisme, de la consécration du droit au retour des réfugiés palestiniens, du refus de leur implantation et du lancement du Tribunal spécial pour le Liban. »

« Je suis certain que nos frères arabes continueront à soutenir le Liban dans tous les domaines politiques et économiques, a-t-il ajouté. Nous aspirons à attirer davantage d”investissements arabes d”autant que notre pays s”est avéré être un havre pour les capitaux, même au plus fort de la crise financière mondiale. »

Michel Sleiman a aussi appelé à « la création d”un État palestinien indépendant dont la capitale doit être Jérusalem, conformément au droit international ». «La réconciliation interarabe est un besoin urgent. Nous devons nous entendre sur une stratégie arabe globale pour affronter les défis actuels, à commencer par les menaces israéliennes, tout en préservant la résistance comme droit légitime », a-t-il enfin affirmé.
Soulignons par ailleurs que Michel Sleiman s”est entretenu avec plusieurs de ses homologues arabes en marge de sommet de Doha. Il devrait rentrer à Beyrouth aujourd”hui.

المصدر:
l"orient le jour

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