L’armée quadrille la Békaa à la recherche des agresseurs

L’armée quadrille la Békaa à la recherche des agresseurs

Les barrages de l’armée dans le quartier el-Charawina à Baalbeck. Photo Wissam Ismaïl Après l”embuscade de Rayack, qui avait fait quatre morts dans les rangs de l”armée libanaise, la troupe a poursuivi hier ses perquisitions à Baalbeck-Hermel et a déployé des renforts dans la zone. Les quatre militaires tués ont été enterrés dans leurs villages respectifs au Liban-Nord.

L”armée libanaise était toujours sur le qui-vive hier à Baalbeck-Hermel, déployant des renforts, dressant des barrages et perquisitionnant plusieurs domiciles, notamment des locaux à Hay el-Charaouiné, fief de la tribu Jaafar. Ce quartier avait été déserté par les hommes qui sont partis se réfugier ailleurs, probablement dans le jurd du Hermel. L”armée a dressé des barrages sur les quatre axes menant au village et s”est déployée dans ses rues et ruelles.

D”autres localités du caza de Baalbeck ont été quadrillées, notamment Hoch Barada, Dar el-Wasaa, Amhaziyé et Saidié. La région était comparable hier à une immense caserne de l”armée qui a, comme la veille, déployé des renforts, notamment des unités de commando.

L”armée a saisi une roquette Lancer et des voitures volées dont certaines contenaient des armes.
L”armée a également découvert une usine utilisée pour le traitement et le raffinement de l”opium. Elle a aussi mis la main sur une importante quantité de stupéfiants, d”armes et de munitions. 35 personnes ont été arrêtées.

Une personne, qui ne s”est pas arrêtée à un barrage de la troupe, a été tuée. Dans les faits, Fayez Ibrahim Atrache était assis derrière son oncle, Jamil Atrache, à bord d”une motocyclette. Le conducteur des deux-roues, qui portait une arme et qui est recherché par la justice, ne s”est pas arrêté au barrage ; les soldats ont tiré en sa direction, blessant Fayez Atrache, qui est décédé suite à ses blessures. Jamil Atrache, lui, a réussi à prendre la fuite.

Ahmad Osman, qui était à bord d”une jeep Pathfinder, a été également blessé. Osman, lui non plus, ne s”est pas arrêté à un barrage de l”armée qui a tiré en sa direction.
Le commandant en chef de l”armée, le général Jean Kahwagi, s”est entretenu hier, dans son bureau de Yarzé, avec le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi.

Il s”est également rendu auprès de la troupe déployée dans la zone. Le général Kahwagi, qui s”est réuni avec divers chefs d”unités sur place, était accompagné du chef de la région de la Békaa, le général Charbel Bark, et d”une dizaine d”officiers.
Dans un bref discours, le commandant en chef de l”armée a mis l”accent sur les sacrifices de la troupe pour préserver la stabilité et la paix dans le pays. Il a souligné que le fait d”attaquer l”armée constitue une forme de terrorisme.

Kahwagi sur place

De son côté, le chef de la tribu Jaafar, Yassine Ali Hamad Jaafar, a souligné qu”il coopère avec l”armée pour arrêter les responsables de l”embuscade, affirmant que tout le monde doit respecter la loi.
À Hazmieh hier, les chefs des tribus et des clans de Baalbeck-Hermel se sont réunis et ont publié un communiqué appelant l”État libanais à mettre en place une politique de développement équilibrée et à être juste envers les habitants de Baalbeck-Hermel. Ils ont également dénoncé l”embuscade qui avait visé l”armée.

Par ailleurs, Tripoli et Akkar ont enterré les soldats tués lundi dernier.
Il s”agit du sergent Khodr Ahmad Sleiman de Berkayel, du caporal Ahmad Hablas de Ayat, du caporal Badr Hussein Badr Baghdadi de Halba, et de l”aspirant Mahmoud Ahmad Froun du quartier al-Haddadine à Tripoli.

C”est à Abdé que les quatre cercueils, enveloppés du drapeau du Liban, ont été accueillis. Le cortège funèbre s”était arrêté dans plusieurs localités avant d”arriver à destination, notamment à Kfarabida et à Qalamoun. Partout, des pétales de rose et du riz ont été lancés dans sa direction.

À la place de Abdé, non loin du camp de Nahr el-Bared, des centaines de personnes se sont rassemblées pour rendre un dernier hommage aux quatre soldats avant que les cercueils ne soient transportés vers les villages respectifs des militaires tombés lundi. Les cercueils ont été descendus des voitures et portés à bout de bras. Des personnes applaudissaient, d”autres récitaient la Fatiha, d”autres encore lançaient des pétales de fleurs et du riz et d”autres criaient leur rage…

À l”aide d”un haut-parleur, un cheikh a lancé cette mise en garde : « Sache, Hassan Nasrallah, au Akkar nous avons des lions. »

المصدر:
l"orient le jour

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