Un “Antiradar” vous sauvegarde d’une amende mais pas de la mort !

Une fois que l'Etat libanais a implanté de nouveaux radars fixes et mobiles sur les routes du Liban pour contrôler la vitesse, les libanais ont commencé à chercher les moyens pour en échapper. Au premier jour du fonctionnement des radars, le bilan était 3630 contraventions. Mais les libanais n’ont pas tardé à chercher les moyens pour frauder le radar.
Des détecteurs de radars, des antiradars, des avertisseurs, des logiciels sur les téléphones portables, des GPS…etc. sont tous des moyens pour contourner la loi et tromper les radars. Ces appareils trouvent, à l'heure actuelle, un large éventail de consommateurs au Liban, ce qui a encouragé les commerçants à entrer dans cette nouvelle piste.
‎« Celui qu’on le surprend entrain de regarder son téléphone portable sur lequel il a téléchargé des ‎logiciels de détection de radar à travers des sites spécialisés, doit payer une amende de 3 millions de ‎livres libanaises », a affirmé le Président du comité des travaux publics, des transports et de l'énergie, le député Mohammed ‎Kabbani. Mais ces amendes sont-elles dissuasives pour que les libanais respectent les lois ???
Les autorités tentent de remédier au problème des accidents en augmentant le nombre de radars et de caméras de surveillance. Le gouvernement a également approuvé des mesures pour tripler les amendes pour les contrevenants. La police tente d'être stricte pour obliger les conducteurs à porter la ceinture de sécurité, arrêter de téléphoner ou envoyer des sms en conduisant, mais en vain.
Un antiradar est donc un appareil qui va brouiller les ondes radars émises par le radar de la police. Tout comme les détecteurs de radars, c'est un appareil interdit dont la possession est une infraction.
Alors, comment fonctionne un détecteur de radar? L'appareil est doté d'une antenne qui capte les ondes électromagnétiques émises par les radars (fixes et mobiles) lorsqu'il se trouve dans le champ de ces ondes et donc à proximité du radar, et d'un système lumineux ou sonore pour prévenir le conducteur de la présence proche d'un radar. Le détecteur de radar peut donc détecter un radar de contrôle de vitesse en discernant les ondes électromagnétiques, et prévenir le conducteur (signal sonore, lumineux, ou les deux). Les antiradars émettent sur les mêmes bandes de fréquences d'autres ondes radars qui vont brouiller le signal. Ils sont également interdits!
Un appareil dit "avertisseur de radar", lui, fonctionne sur un tout autre principe…
Un appareil avertisseur de radar est un objet tout simple qui utilise:
– le GPS, qui permet à l'avertisseur de radar de connaitre à chaque instant la position du véhicule, sa vitesse, sa direction etc.
– des informations publiques : les positions des radars fixes, les positions estimées ou récurrentes des radars mobiles. Ces informations sont publiques, la preuve en est l'existence même de ce site internet : www.trapster.com duquel on peut télécharger une carte des endroits des radars au Liban.
L'appareil connait donc la position des radars présents dans sa base de données et leur limitation de vitesse, et lorsque votre véhicule s'approche d'une position radar connue il vous fait signe et vous avertit.
Un avertisseur de radar, à la différence d'un détecteur de radar, se contente de mettre en corrélation des données publiques sur la position des radars avec la position réelle de votre véhicule calculée par géopositionnement (GPS).
Pourtant, posséder un avertisseur de radar n'est pas une raison pour se dispenser de respecter le code de la route.
C’est vrai que le réseau routier est en constante amélioration. Mais malgré tout, conduire au Liban demeure une véritable aventure et joindre la circulation requiert une attention impeccable. Le code de la route n'est que très peu respecté. Les feux de circulation sont optionnels. On se croirait dans un jeu vidéo !
Pour un bon nombre de libanais, le code de la route n’existe pas. Par contre, les lois sur la ceinture de sécurité, le téléphone portable, la vitesse, le casque pour les motocyclistes et le respect des feux de signalisation existaient depuis longtemps. Selon la police et les associations qui luttent pour la sécurité routière, les routes font quelques 500 morts et plus de 6.000 blessés chaque année au Liban, pays de 4 millions d’habitants. Alors, combien de morts faut-il encore pour mener une réforme jusqu'au bout?
Oui, le Liban a besoin d’une restructuration de ses routes, mais le citoyen doit lui-même assumé ses responsabilités. La plupart des accidents routiers est due à la vitesse excessive sur les routes. Le citoyen est lui-même responsable, c’est une question d’éducation civique.
Il ne faut plus entendre un libanais qui se flatte en disant : « J'ai acheté mon permis ! ». Rire d'un tel sujet, qui au Liban fait plus de 3000 morts par an et qui décime autant de familles, n’est plus amusant.
Il faut accélérer l’application du nouveau code routier. Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. Les Libanais en paient le prix. La seule solution est alors de contrôler la vitesse des conducteurs sur les autoroutes. Que chacun commence par lui-même. En fait, rappelez-vous : un « Antiradar » vous sauvegarde d’une amende mais pas de la mort!

المصدر:
فريق موقع القوات اللبنانية

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