Alors qu'elle couvrait le meeting du président sortant, Marine Turchi, qui portait un badge l'identifiant comme journaliste de Mediapart, a été prise à parti par deux groupes de sympathisants différents et traitée de "sale gauchiste". Dans le procès-verbal, la journaliste de 29 ans raconte également que le badge, attaché à un cordon passé autour de son cou, lui a été arraché par un homme puis jeté à terre, et qu'elle a été "secouée", sans être blessée, lorsqu'elle a traversé la foule pour tenter de quitter les lieux.
"ATTAQUE À LA LIBERTÉ DE LA PRESSE"
"Ces faits peuvent paraître à certains sans gravité, bien qu'ils soient toujours une épreuve traumatisante, pour quiconque. Mais, s'agissant d'une journaliste et du titre qu'elle représente, ils sont d'une gravité autrement symbolique, relevant d'une attaque à la liberté fondamentale, celle de la presse", estime Edwy Plenel sur son blog.
Le site d'information Mediapart vient d'être montré du doigt par le camp présidentiel pour avoir relancé les accusations de financement illégal de la campagne présidentielle de 2007 de M. Sarkozy par la Libye. Mediapart a en effet publié samedi un document attribué à un ex-dignitaire libyen affirmant que Tripoli avait accepté de la financer pour "50 millions d'euros".
