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L’impossible adieu de Ramzi Irani : 11 ans et le rêve continue

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11 ans… est bien le nombre symbolique pour les Forces libanaises. 11 ans de répression, de torture, de terreur en l’absence de Samir Geagea placé sous écrous dans les bas fonds du Ministère de Défense. 11 ans… nombre impair nous séparant cette année du meurtre lâche de Ramzi Irani ; jeune ingénieur qui a charrié dans son regard l’étincelle prémonitoire du printemps arabe. L’étincelle vigoureuse de la révolution des cèdres. Celle de la jeunesse arabe qui lutte en Syrie contre le chantre du parti Baasiste aussi.

Le député Georges Adwane, les camarades de Ramzi, sa famille représentée en la personne de Joyce Irani, sa femme ainsi que ses deux enfants et une assistance constituée de journalistes dont May Chidiac, de doyens de faculté, étaient au rendez-vous pour commémorer le souvenir de ce jeune martyr dont la voix s’est éteinte très tôt avant qu’elle n’eût franchi le Rubicon… avant qu’elle n’ait dit tout ce qu’elle avait à dire. Cette voix arrachée au sein de sa mère la liberté, sevrée à contrecœur par les bourreaux de l’après-guerre ou les vermisseaux de la corruption : les rejetons infâmes du régime d’Assad et ses valets fidèles au Liban.

Cette année la commémoration a rimé avec renouveau. Renouveau dans le système politique comme l’a bien souligné le député Georges Adwane : « Les jeunes libanais ne doivent plus être à la solde des autorités politiques et religieuses pour être pistonnés et intégrés dans le marché du travail. Et la jeunesse mérite beaucoup mieux que les débats stériles et labyrinthiques sur les lois électorales orthodoxes, mixtes et la liste s’étend à l’infini». Renouveau au sein du parti pour Nazih Matta, président du conseil des ingénieurs des FL: « Les Forces libanaises sont en perpétuelle évolution. Nous avons pour point de mire un nouveau Liban, construit sur des bases fortes celles de l’unité nationale et de l’entendement entre les différentes confessions et catégories de citoyens ». Et l’allocution- louée par May Chidiac- de Joyce Irani a pris des accents vibrant d’intransigeance. Au cœur de son mot vient la perpétuité de la cause pour laquelle Ramzi s’est inféodé et l’espoir d’un avenir meilleur pour ce pays qui a tant saigné.

A l’ordre du jour, l’excellence s’est imposée.  Des trophées attribués aux trois premiers étudiants à la faculté de génie-Section II, Roumieh ont été distribués. Puisque huiler les rouages de la société et exceller dans tous les domaines est un but primordial pour les Forces libanaises qui s’imposent en jours de paix comme pendant la guerre.

Le 26 mai 2013 n’était pas une simple commémoration ; une de ces cérémonies où les pellicules des appareils photos sont aux aguets, où discours fades et clichés sont prononcés, où les regards sont braqués sur un  gourou en plein délire politique traditionnel. Le 26 mai 2013 était le jour où la boucle des onze ans du décès de Ramzi a été fermée sur des promesses, de l’espoir et une détermination imbattable de changer et de vivre pour le meilleur dans ce pays où tout se précipite vers le pire.

Maya Khadra

المصدر:
فريق موقع القوات اللبنانية

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