Geagea à « L’OLJ » : Non, le Hezbollah n’a pas gagné

أكد رئيس حزب “القوات اللبنانية” سمير جعجع أن “القوات” ناضلت من خلال قانون الإنتخاب لتصحيح التمثيل النيابي بغض النظر عن شكل القانون.

واعتبر في حديث خاص الى صحيفة l’orient le jour أن التعثر بالوصول الى قانون جديد دفع ب”القوات” الى التدخل في محاولة منها لكسر الجمود الحاصل.

وجدد جعجع التأكيد أن النسبية على أساس ال 15 دائرة تختلف تماما عن النسبية على أساس الدائرة الواحدة أو الست دوائر، لافتاً الى أن “حزب الله” قد يخسر في القانون الجديد عدداً من مقاعده فيما سيزداد عدد النواب في كتلة “القوات اللبنانية”.

Ornella ANTAR – L’Orient Le Jour:

LOI ÉLECTORALE

Le leader des FL se félicite d’un accomplissement et des efforts déployés par son parti qui a abouti à la nouvelle loi électorale.

Tous les éléments du paysage qui s’est dessiné hier à Meerab annoncent la naissance de la nouvelle loi électorale. À l’entrée de la grande salle de conférences, le « meghlé », garni de noix de coco râpé et de raisins secs, coule en abondance sur les plateaux.

À l’intérieur de la salle, l’espace grouille de cadres des Forces libanaises (FL), de membres du bureau politique et de potentiels candidats aux élections prochaines, tous réunis à l’occasion de la conférence de presse que doit tenir le président des FL, Samir Geagea, pour célébrer la genèse du nouveau code électoral. De leur côté, les journalistes, carnet et crayon à la main, font le tour des principales figures politiques du parti, à la recherche de réponses à leurs nombreuses questions.

Au fond de la salle, attablés devant leurs ordinateurs et leurs appareils, les membres du département chargé de l’organisation des élections et les responsables du département de la communication et du marketing, entre autres, semblent être prêts et bien préparés à attaquer l’étape suivante.

Comme une vraie ruche d’abeilles, c’est dans un esprit à la fois sérieux et festif que Meerab s’animait hier.

Remporter la victoire

Dans une interview express accordée à L’Orient-Le Jour avant sa conférence de presse, Samir Geagea, qui était favorable à la formule mixte et avait à maintes reprises rejeté la proportionnelle intégrale, déclare que « son parti aurait défendu n’importe quelle loi pouvant mener à une juste représentation ».

Si les textes de loi qui assurent cette juste représentation sont assez nombreux, pourquoi a-t-on donc mis une éternité à en adopter un ? « La loi électorale n’est qu’un moyen, voire un véhicule », répond-il. « Cependant, chaque formation politique a ses propres considérations, d’où la nécessité d’opter et d’œuvrer pour un consensus », renchérit le leader des FL.

« C’est pour cela que les réunions quadripartites ne se sont pas avérées fructueuses. Il a fallu que les FL interviennent directement pour mettre fin au blocage et nous amener là où nous sommes aujourd’hui », a-t-il expliqué, se félicitant de l’ouverture dont a fait preuve son parti et de sa capacité à conclure des compromis de grande envergure.

Interrogé au sujet de l’attachement du Hezbollah à la proportionnelle intégrale, qui en fin de compte a été adoptée, M. Geagea a démenti que le compromis soit en faveur du parti chiite, qui aurait remporté « la victoire », selon certains observateurs, en réussissant à imposer ses exigences.

« La proportionnelle intégrale appliquée à la circonscription unique est différente de celle qui est appliquée à six ou quinze circonscriptions », s’empresse de clarifier M. Geagea qui estime que le parti chiite perdra des sièges lors des prochaines élections, alors que les FL pourraient doubler leur nombre de députés. « Qui aurait remporté la victoire dans ce cas ? » s’interroge-t-il.

« De toute façon, la nouvelle loi permettra de déterminer la vraie dimension politique de chaque formation, souligne M. Geagea. En ce qui concerne les alliances, nous sommes ouverts, que ce soit au Courant patriotique libre (CPL) ou aux autres partis », affirme le leader des FL, avant de poursuivre : « Quant à ce qu’il reste du clivage 14 et 8 Mars, nous sommes bien évidemment dans le premier camp, d’autant que notre allié, à savoir le CPL, est actuellement plus au centre que dans le camp du 8 Mars. »

Une loi « fabriquée au Liban »

C’est par un « mabrouk » adressé à l’ensemble des Libanais que le président des FL entame ensuite sa conférence de presse, à l’issue du vote de la nouvelle loi électorale en séance plénière du Parlement. M. Geagea a tenu tout d’abord à applaudir la « position claire et ferme » du président de la République, depuis la signature du décret de convocation des collèges électoraux jusqu’à l’approbation de la nouvelle loi électorale, soulignant également le rôle positif joué par le Premier ministre Saad Hariri.

« Nous n’aurions pas pu élaborer une nouvelle loi électorale sans la décision politique de la majorité des composantes politiques, la stratégie claire adoptée par les FL et le travail ardu auquel s’est attelé le député Georges Adwan », précise-t-il.

« Il n’a pas été simple d’aboutir à une nouvelle loi électorale. Nous savons tous que cette loi n’est pas idéale, mais nous devons tous reconnaître qu’elle est la meilleure possible au vu des complexités libanaises », déclare-t-il. « Approuver une loi électorale après des efforts déployés pendant huit ans est en revanche un acte héroïque au niveau du rapprochement des points de vue », ajoute M. Geagea.

Et de poursuivre : « Certains semblent oublier qu’ils avaient approuvé à Bkerké la proportionnelle et les 15 circonscriptions. Pourquoi n’avez-vous pas fait de propositions ? »

note-t-il, s’adressant notamment aux pôles chrétiens, dont les Kataëb et les Marada, qui ont exprimé des réserves à l’égard du texte adopté hier. « En ce qui concerne le vote préférentiel au niveau du caza, nous avons mené une bataille pour que ce vote soit appliqué plutôt au niveau de la circonscription, mais nous ne l’avons pas remporté puisque la majorité s’y est opposée », dit-il.

Saluant un texte « fabriqué au Liban », le leader des FL a répondu aux détracteurs de la nouvelle loi, qui dénoncent un texte taillé sur mesure pour le tandem chrétien CPL-FL. Il assure ainsi que, de toute façon, son parti et le CPL « auraient pu rafler ensemble tous les sièges si la loi de 1960 était restée en vigueur ». « La loi adoptée ne favorise pas les grands partis et les coalitions », a affirmé en conclusion Samir Geagea.

المصدر:
L'Orient Le Jour

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