L’ancien président Lahoud ne sera pas le dernier chef de l’Etat chrétien », affirme le chef des FL
Geagea : Le consensus autour de Sleimane est purement libanais
Geagea : Le consensus autour de Sleimane est purement libanais
Le chef du parti des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a indiqué samedi, lors d’un entretien accordé à la Voix du Liban, que « le consensus qui a été trouvé autour de la candidature de Michel Sleimane à la présidence de la République est un consensus purement libanais ». « Nous nous dirigeons vers des élections présidentielles le week-end prochain, et l’ancien président Emile Lahoud ne sera pas le dernier président chrétien » au Liban, a souligné Samir Geagea, avant de critiquer néanmoins le député Saad Hariri pour avoir « annoncé la candidature du général Sleimane avant d’avoir pu obtenir un accord collectif au sein du 14 Mars ».
« C’est l’amendement constitutionnel qui est le problème, non la personne du commandant en chef de l’armée », a insisté M. Geagea. Il a ensuite indiqué qu’il prendrait part à la séance parlementaire électorale prévue la semaine prochaine, avant de souligner qu’il n’y a pas « de divergences interchrétiennes, mais simplement des différences de vues ». « Si les chrétiens avaient su s’unir, ils auraient constitué le parti le plus fort » au Liban, a aussi affirmé M. Geagea.
De son côté, le député membre de la Gauche démocratique, Elias Atallah, a indiqué que l’opposition « s’était comportée vendredi de manière irresponsable, comme à l’accoutumée. Son attitude vise soit à faire échouer les initiatives, soit à faire en sorte que le pays reste dans cet état de vide ». Rappelant que la priorité doit être donnée à l’édification des institutions et de l’Etat en tant que tel, Elias Atallah a insisté sur le fait que « la majorité a donné tout ce qu’elle avait » en acceptant la candidature de Michel Sleimane, « elle ne consentira plus d’autres concessions ni ne cédera au chantage » de l’opposition. M. Atallah a dans ce cadre appelé le camp du 8 Mars à mettre un terme « à ses manœuvres », rappelant que seule l’opposition « devra assumer la responsabilité de ces atermoiements ». Le camp du 8 Mars s’applique à « distribuer les rôles » alors qu’il devrait se réunir « au niveau du premier rang » et adopter des positions claires par rapport au dossier de la présidentielle. « En attendant que cela ait lieu, le camp du 14 Mars se tiendra prêt à assumer les responsabilités qui lui incombent et à poursuivre ses tâches comme à l’accoutumée. Le gouvernement remplira ses fonctions et l’armée continuera à garantir la sécurité nationale », a-t-il ajouté. Le député de la Gauche démocratique a en outre rappelé que la majorité a donné son accord pour amender la Constitution « en se basant sur la priorité que constitue la paix civile, une paix civile qui est menacée par le vide institutionnel » qui prévaut actuellement.
Le député du Batroun, Boutros Harb, a de son côté rappelé que « le 14 Mars a été constitué grâce à la réunion de plusieurs personnalités indépendantes, de forces politiques et de blocs parlementaires qui se sont retrouvés autour de principes fondamentaux ». « Chacun a sa propre opinion politique » au sein du 14 Mars, « certains ont exprimé leur opinion et sont allés très loin puis ont été contraints de faire demi-tour », a souligné Boutros Harb. M. Harb a indiqué que « la question de l’amendement de la Constitution est une question de principe pour moi, c’est une question de cohérence par rapport à mon passé politique ». « Nous traversons une période délicate », a souligné M. Harb.