« Les alliés de la Syrie sont plus faibles que jamais », affirme le chef des FL
Geagea : Le rôle de Hajj à Nahr el-Bared et la candidature de Sleimane, deux facteurs liés à l’assassinat du général
Geagea : Le rôle de Hajj à Nahr el-Bared et la candidature de Sleimane, deux facteurs liés à l’assassinat du général
Le président du comité exécutif des Forces libanaises Samir Geagea a affirmé que « l’assassinat du général François el-Hajj devrait pousser toutes les parties et prendre une décision tranchée de se rendre à la Chambre pour élire le commandant en chef de l’armée » à la magistrature suprême. « Puisque les chefs de l’autre camp ne doutent ni du patriotisme ni du bon jugement de Michel Sleimane, pourquoi ne pas reporter le débat portant sur les questions en suspens jusqu’après l’élection présidentielle ? » s’est-il interrogé, lors d’une interview qu’il a accordée à la LBCI.
« Face à l’attentat criminel qui a coûté la vie au directeur des opérations au sein de l’armée, je ne peux que soulever deux points essentiels, à savoir le rôle joué par le général el-Hajj dans les combats à Nahr el-Bared et notre adoption de la candidature de Michel Sleimane », a souligné Samir Geagea. « Je ne sais pas si l’on peut inscrire cet attentat dans la lignée des autres assassinats qui ont été commandités par une partie externe et exécutés par des réseaux locaux. Il faut attendre les résultats préliminaires de l’enquête avant de formuler des accusations », a-t-il poursuivi.
Réponse à Chareh
Quant à l’amendement de la Constitution, Samir Geagea a une nouvelle fois noté que « cette procédure doit impérativement passer par le gouvernement, en vertu des articles 76 et 77 de la Loi fondamentale, qui sont sans équivoque à cet égard ». « Mais je ne pense pas que (la contestation par l’opposition de la légitimité du gouvernement) soit l’obstacle majeur face à la tenue du scrutin. L’obstruction découle de facteurs régionaux d’ordre stratégique et la cause évoquée n’est qu’un alibi pour ne pas élire Michel Sleimane. Je pense que les pressions exercées à l’encontre de l’échéance présidentielle sont en partie d’origine étrangère. Après l’attentat d’aujourd’hui (hier), l’on ne peut que se rendre au Parlement dans les plus brefs délais », a-t-il ajouté.
Ripostant aux propos tenus hier par le vice-président syrien, le pôle de la majorité a estimé que « les alliés de la Syrie sont aujourd’hui plus faibles que jamais, contrairement aux allégations de Farouk el-Chareh ». «Si nous avons accordé de nombreuses concessions pour épargner au pays des chocs dramatiques, et pour faire passer la période des fêtes, il ne faut pas interpréter notre position consciencieuse comme étant un signe de faiblesse. S’ils veulent nous mettre au pied du mur, ils se rendront compte de l’erreur de leur jugement », a enfin prévenu Samir Geagea.